Le père Dutertre, vol. II, p
coi(^ *, breuvage de prunes de momins, et au vin d'acajou, on le renfermait dans des vases en terre appelés canarys.
Chaque famille avait ses carbets placés l'un près de Fautre de manière à former un hameaU;, au milieu duquel s'élevait un carbet plus grand et de forme ovale où les hommes mangeaient à part. Une petite hutte particulière renfermait ce qu'ils appelaient leurs cacones, ou objets précieux, tels que les armes, les colliers, les couteaux, les miroirs.
Les Caraïbes ne portaient point d'au*re vêtement que cette peinture rouge de roucou, dont ils se faisaient enduire, et qui les préservait du haie et de la piqûre des moustiques. Ils entremêlaient leurs cheveux, partagés en quatre touffes, dont une seule tombait sur le front, de tresses de coton, de plumes d'oiseaux, de coquillages, tandis que leurs oreilles, leurs lèvres inférieures et leurs narines, percées au moyen d'une dentd'acow^?/, étaient ornées de graines rouges ou de lames de cuivre. Tous portaient des