Père Dutertre, p
^e quarante-quatre sabords et portait trois cents liommes d'équipage. Les Anglais laissèrent passer le petit navire sans tirer un coup de canon ; mais, dès qu'il eut doublé la pointe deNieves, ils levèrent fancre, se mirent à sa poursuite et le rejoignirent vers neuf heures du soir. Un volontaire, craignant rissue du combat, engagea M. de la. Barre à monter sur le brigantin qui suivait la palaehe, afin de continuer sa route, tandis qu'ils feraient face aux ennemis ; et comme le lieutenant-général paraissait surpris de cette proposition, il l'assura que le lord Willougby avait agi ainsi dans une circonstance pareille *. M. de la Barre ne répondit rien; mais, faisant aussitôt approcher le brigantin, il donna ordre au capitaine de retourner seul à Saint-Christophe en emmenant toutes les barques; puis, se tournant vers le volontaire, il lui dit froidement :
— Je ne suis point un lord Willougby, monsieur ; et votre sort sera le mien