VERS LE SUD
Rio de Janeiro à Bahia
Rio de Janeiro à Santos ....
— à Pernambuco . .
— à Paranagua. , .
— à Fortaleza * * .
— à Antonina . . .
— à S. Luiz (Maran-
— à S. Francisco. .
hào)
— à Florianopolis .
— à Belém du Para.
— à Rio Grande . .
— à Manaos
— à Pelotas
— à Porto Alegre . .
— à Montevideo . .
Montevideo à Cuyaba
nambuco, Para, LaBarbade et New-York, ce qui donne aux expéditions l’avantage d’un service indépendant. Il n’est peut-être pas inutile d’indiquer les lignes desservies par le « Lloyd » pour connaître Titinéraire des marchandises prises en transbordement à Rio, Santos, Bahia et Pernambuco, ce sont les suivantes :
P Entre Rio de Janeiro et Manaus (^), avec escales dans les ports de Victoria, Bahia, Maceio, Pernambuco, Parahyba, Natal, Ceara, Maranhâo, Para, Obidos et Sabtarem;
2° Entre Rio de Janeiro et Rosario de Santa Fé, avec escales à Santos, Paranaguâ, Antonina, S. Francisco, Itajahy, Florianopolis, Rio Grande, Montevideo et Buenos Ayres;
3° Entre Rio de Janeiro et Porto Alegre, avec escales â San-, tos, Cananéa, Iguape, Paranaguâ, Antonina, S. Francisco, Itajahy, Florianopolis, Rio Grande et Pelotas;
4° Entre Rio de Janeiro et Maceio, avec escales à Ponta d’Aréa, Caravellas, Bahia, Estancia, Aracajù et Penedo;
5° Entre Rio de Janeiro et Bahia, avec escales à Cabo Frio, Itapemirim, Piuma, Benevente, Guarapari, Victoria, Santa Cruz (Espirito Santo), Barra et Citade de S. Matheus, Viçpsa, Caravellas, Alcobâça, Prado Seguro, Santa Cruz (Bahia), Canavieiras et Ilhéos ;
6° Entre Rosario de Santa Fé et Cuyaba, avec escales à Parana, La Paz, Goya, Bella Vista, Corrientes, Cerrito, Humaitâ, Pilar, Villa Franca, Assumpçâo, Rosario, Conceiçâo, Foz -do Apa, Olympo, Coimbra, Albuquerque et Corumbà;
7° Entre les ports de Santa Catharina;
8° Entre les ports de Bahia, et entre Rio Grande et Porto Alegre ;
Plus deux autres lignes de charge entre Rio et Porto Alegre et Rio de Janeiro et Para.
La compagnie du « Lloyd Brazileiro » vient de passer avec le gouvernement brésilien un nouveau contrat, prolongeant de six années sa concession. D’après ce contrat révisé, la compagnie s’engage à faire une réduction de 20 p. 100 sur les tarifs actuels du fret, et une réduction de 40 p. 100 sur certains produits brésiliens exportés des ports des États dans lesquels ils ont été produits.
(1) Manaus ou Manaos, orthographe adoptée au Brésil et par la plupart des géographes.
CHEMIN DE FER, MARINE xMARCHANDE
La grande majorité des navires du « Lloyd » sont tout à fait modernes, les cabines sont confortables et, sauf la table qui ne vaut pas celle des paquebots européens, on n’est pas, à bord des navires brésiliens, plus mal que sur ceux portant pavillon étranger. Les côtes sont bien visitées par les vapeurs des différentes compagnies brésiliennes; malgré tout, les expéditeurs se plaignent souvent de ne pouvoir faire embarquer leurs marchandises, qui restent parfois en souffrance, car nombre de petits ports sont négligés; aussi, sous le rapport du cabotage reste-t-il beaucoup à faire, et il y a là une voie fructueuse ouverte pour les capitaux étrangers. Plusieurs états fourniraient des subventions couvrant une partie des frais. Nous avons vu à Florianopolis (capitale de Santa Catharina) une firme allemande qui possédait un petit vapeur de 800 tonnes, lequel visitait les petits ports de la côte jusqu’à Rio et laissait un bénéfice mensuel de 45.000 francs; devant ce résultat, la maison allemande fit venir d’Europe deux autres vapeurs du même type qui transportent marchandises et passagers. Cet exemple pourrait être suivi pour les États du Parana et Rio de Janeiro.
L’État de Sâo Paulo a proposé de donner une forte subvention à une compagnie qui se chargerait uniquement du transport du café par bateaux spécialement aménagés. Aucune ne s’est encore présentée.
Comme la a Central », la compagnie du « Lloyd Brazileiro » n’a pas donné, ces derniers temps, les résultats financiers qu’on serait en droit d’espérer de son service, cela pour les mêmes raisons. L’administration de M. Buarque de Macedo, son directeur, ne doit pas être incriminée, mais seules les influences politiques, car la compagnie est plus ou moins sous la dépendance de l’État qui la protège et la subventionne largement, comme nous l’avons dit. D’autre part, nous avons pu remarquer que les commandants de ces paquebots jouissaient de la singulière latitude de pouvoir transporter pour leur compte un certain nombre de colis (droit, tolérance ou abus, nous ne savons), cette coutume nous semble ouvrir la porte à quelques abus et porter préjudice au trafic. Espérons que le nouveau contrat que vient de passer le « Lloyd » avec le gouvernement aura donné à cette compagnie plus de latitude, plus de souplesse, et que son trafic très important donnera enfin tous les avantages qu’il pourrait et devrait donner.
XIV. — Outre la navigation côtière, le service de navigation fluviale est assez bien organisé sur les principaux fleuves du Brésil, particulièrement sur T Amazone et ses principaux affluents, où il existe huit lignes régulières, sans compter celles des grands paquebots qui remontent jusqu’à Iquitos. La principale compagnie est la (( Companhia do Amazonas » qui possède une quarantaine de vapeurs de fleuve de 500 à 900 tonneaux, on les rencontre partout dans les grands fleuves de l’Amazonie ; les compagnies « Orao Para » et la « Paraense » qui disposent également de bons vapeurs de 800 à 2.000 tonnes.
Comme on le verra lorsqu’il sera question des États que ces fleuves arrosent, la navigation fluviale est assez développée sur les rios Itapicuru et Mearim, dans l’État de Maranhao ; sur le Sao Francisco, qui dessert les États de Minas, Bahia et'Alagoas; le Parahyba, l’iguassu, le Jacuhy, le Taquary, l’Ibicuhy et le Haut Uruguay; la navigation de ces deux derniers rios est toute récente, elle se fait dans le premier, qui est affluent de l'üruguay jusqu’à Cacequy, et sur le second jusqu’à San Isidro, desservant ainsi le nord de l’État de Rio Grande do Sul et la frontière argentine. Enfin la navigation sur le Parana et le Paraguay vers le Matto Grosso.
II existe, en outre, d’autres petites lignes dont il sera question dans d’autres chapitres.