‹ Au CamérounChapitre 9 sur 17 · LOS · texte numérisé non relu

LOS

se trouvait à l’autre bout du village et que là il Le trouverait. C’est ce qu’il fit, et Dieu était là. Alors, ii commença à répandre devant Lui sa tristesse : « Sei-. gneur, tu sais que depuis de longues années je parle à mes frères de Ndol, mais ils ne veulent pas m’écouter, aussi, maintenant, je suis bien las ; prends-moi avec toi dans ton ciel. » Mais Dieu Iui répondit : « Avance jusqu’à ce gouffre plein d’eau qui est là devant toi. » Et Abraham avança. « Arrache un de tes cheveux et jette-le dans le gouffre. » Il obéit, le cheveu devint une grosse corde et tous les gens de Ndol étaient dans l’abîme à se débattre ; il se mit à tirer la corde et les amena tous à terre, ils étaient sauvés. Et Dieu lui dit : « Va, tu as vu que rien n'est impossible à Dieu, raconte ce que tu viens de voir aux hommes de ta tribu ; s’ils te croient ils seront sauvés et toi avec eux, s'ils ne te croient pas ils seront punis, mais toi tu sauveras ton âme. »

A peine réveillé Abraham se leva pour aller trouver le chef et les anciens du village et leur faire part de sa vision, mais ils se moquérent de lui et ne voulurent pas l’écouter. « Et, ajoute Abraham lersqwil raconte ce songe, c’est après cela qu’arriva la terrible épidémie de variole de 1922, des centaines d’hommes moururent et les autres effrayés s’enfuirent ; c’est pour cela qu’il ne reste plus personne dans notre village. »

Abraham resta fidèle au poste que Dieu lui avait confié et il essaya de regrouper autour de lui les quelques femmes ou enfants qui voulaient entendre

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