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député provincial de Montmorency, y a collaboré également de 4877 à 1882. Actuellement le bras droit.de M. Tarte est M. Faucher de, Saint- Maurice, qui à fait la campagne du Mexique dans la légion étrangère et a reçu la croix de la Légion d'honneur comme capitaine. Député de Bellechasse au Parlement provincial depuis 1882, M. Faucher de Saiñt-
"Maurice est. l’auteur de divers ouvrages sur le Canada, la campagne
du Mexique -et les questions de procédure parlementaire. D'une phy-
sionomie ouverte et toute militaire il porte .un intérêt tout particuà ce qui touche notre patrie et on peut bien dire de lui, sans. froisser aucunement ses compatriotes, qu il est ke plus Français ‘des
lier à Canadiens-Français. .
Le Canadien, journal du malin, parait tous les j jours, sauf le dimanche
— aucune fouille cariadienne n’est publiée le dimanche, — au prix de un céntin le numéro, ou de 3 piastres par an. Son tirage quoti-
dien est de 4,000 exemplaires. Une autre édition, tri- hebdomadaire, |
tirée à 2,500 numéros en moyenne, çst destinée spécialement aux campagnes ou aux leclcurs trop éloignés de: Québec pour ètre régu- __liérement servis chaque jour. Enfin, une édition” hebdomadaire, sous . Je titre de Cullivateur (une piastre par an), est tirée à 45, 000 exem-
plaires, dont 4,000 sont répandus parmi les Canadiens-Français habi- ” tant les États-Unis. L'influence territoriale du Canadien s'exerce prin- .
cipalement dans la partie septentrionale de la provinec de Québec.
Le journal représente l’opinion conservatrice libérale. Comme dans
[tous les” journaux canadiens les ârticles ne sont géréralèment Pas
" signés. ‘© - - - ° T ‘A côté du Canadién : se trouve l'Événement, fondé en 1868 comme.
organe libéral par M. H. Fabre qui en fut-à l'origine le directeur ct le pro- ‘priétairé, M. Fabre, qui avait débuté dans la presse comme ‘rédacteur de Ordre, de Montréal, journal aujourd’ hui disparu, est depuis 1881 commissaire. général du Dominion à Paris, où.il a fondé, en 1884,
Paris-Canada, organe destiné à faire connaître davantage le Canada :
en France. Esprit fin, délié, écrivain correct et toujours. courtois, même dans les plus’ ardentes polémiques, M.-Fabre est une figure essentiellement parisienne. Lorsqu'il devint sénateur en 4818, il céda l'Événement à M. Demers qui en. est aujourd’hui. propriétaire, En 1883, M. Tarte, “directeur actuel, lui succéda comme rédacteur en
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chef. L'Événement, qui n’a qu’une édition du soir, au prix de. 1 centin,
-béu près la même que celle du Canadien. C'est un journal à nou-
L rclies. plutôt qu’ une feuille politique, et il est répandu de préférence dans Québec et dans Îles villes avoisinantes.
. “Le Jour nal de Québec. date de-184 avec M. Augustin Côté et M. Cau-
.. chon comme fondateurs. M. Cauchon à joué un grand rôlé dans la
politique.‘ canadienne. Député du comté de Montmorency pendant . trente années. il à été, sous le régime du Canada Uni, ministre. des
{crres de la couronne et des travaux publics. Après l'acte de confidéralion de 1867, il devint le premier président du Sénat, puis ministre
dans le cabinet libéral Mackenzie. de 1873 à 1878. À là chute de ce : cabinet il fut nommé lieutenani-gouy “crneur du Manitoba, posle qu'il.con- ,
serva presque jusqu'à sa mort arrivée en février 4885. Fort estimé de -ses'administrés il fut enterré aux frais de la province de Manitoba, dont
il avait grandement encouragé le développement. Comme journaliste il.
était unc.des plumes Îles plus puissantes ct les plus énergiques du Canada; ses adversaires eux-mêmes l'ont reconnu et ont rendu pleine justice à à son talent. De 1842 à 4876 il à dirigé sans intérruption le
Journal de Québec, qui était alors très répandu, mais qui. depuis a
considérablement perdu cleomine influence et comme tirage. M. A. Côté,
un des dayens de la presse canadienne, en est encore le directeur actuel |
- et, depuis 4875, le seul propriétaire. - Conservateur à l’époque de sa fondation, le Journ 7] de Québec a suivi, comme M. Cauchon, les fluctuations de-la Dolitique, devenant tantôt ‘libéral, tantôt conservateur. Aujourd’hui il représchte la nuance inter-
médiaire entre ces -deux opinions & passe pour l'organc.officieux du
clergé. Journal quotidien au prix de 2 centins, Qu 6 piastres par an, il à une édition tri-hebdomadaire destinée plu aux cultivateurs. IL n’est répandu qu'à Québec ct aux environs.”
Le Courrier du Canada vit le jour ‘en 1851, par groupe de Canadiens réunis en société. Cette société prononça sa dissolution trois ans après, et l’un de ses membres, M. éger Brousseau, . acquit alors la pr opriété du journal qu'il n’a pas cessé de posséder de-
puis. Le preînier rédacteur en chef fut un médecin, M. Joseph-Cliarles
Taché, qui conserva jusqu'en 4859 la direction du /Courrier. Député
dou 3 piastres par an, tire à 7,000 exemplaires. Sa rédaction est à
particulièrement
l'entremise d’un: :
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de Rimouski de 1857 à 1863 au Parlement de l’Union, il- devint députéministre de l'agriculture. à Québec en 1864, puis à Ottawa, après la : Confédération, pose qu’il accupe sans interruption depuis 1867.
Son successeur au Courrier fut M. Hector Langevin. Maire de Québec en 1860, il résigna ses fonctions, environ deux ans après, pour devenir député du comté de Dorchester qu'il représenta sous l'Union, puis sous la Confédéralion, à Oltawa, jusqu'en 1818. Depuis cette époque il est député fédéral des Trois-Rivières. Ministre. depuis 1864, : sauf sous le cabinet Mackenzie, il tient aujourd'hui le portefeuille des travaux publics.”
M. Langevin ne fit que passer au Courrier. M. Aubry le. remplaça. De nationalité française, il était professeur de droit: romain à l'uni-
7 versité Laval, lorsqu'il prit la direction du journal, direction qu'il con-
serva jusqu’en 4863. Rentré en France, il est aujourd’hui professeur à Ja faculté catholique d'Angers. À M. Aubry suécéda M. Eugène -Renault, de 1863 à 1873, puis, de 1873 à 4875, M. Guillaume Amyot, . dépuié fédéral du: comté de Bellechasse. Lieutenant-colonel du 9%. bataillon de voltigeurs (Québec), il a fait, en 1885, la campagne du Nord-. . Ouest contre Riel, ce qui ne l’empêche pas d’être en même temps avocat - à Québec. De 1835 à 1880, M. Vallée a dirigé le Courrier. Député au Parlement fédéral, de 1878 à 1882, pour le comté de Portneuf. il est, lui aussi, avocat à Québec. Aux avocats succède un médecin, : M. Dioune:; mais, en 1884, le barreau redevient’ tout-puissani au journal én la personne de M. Thomas Chapais, Je directeur actuel, qui est le gendre de sir Hector Langevin. L __ Depuis le mois d'octobre 1885, le Courrier a deux éditions par jour. . au prix de.2 centins ou 6 piastres par an. Son tirage est d'un millier d'exemplaires. Sous le titre de Journal des campagnes, il publie une’ édition hebdomadaire tirée de 4 à 3,000 numéros dont un tiers est. * destiné aux États-Unis: De même que le Constitutionnel, de Paris, le Courrier’ a une vieille clientèle qui n'a pas cessé de lui être fidèle depuis son origine: Comme couleur politique il représente l'opinion conservatrice. accentuée, .nuance très catholique. Son influence territoriale s'étend dans le nord de la province de Québec. | L'Électeur -esl l'organe du parti libéral du district de Québec. I fut fondé. le: 15 juillet 1880 spar une société dans laquelle se
‘trouvaient: : “MM. Pclietier, sénateur: Wilfrid Laurier, mémbre du conseil privé; Joly, ancien premier ministre de la province, Ross, . ancien procureur général; Langelier, maire de Québec. Depuis fayril 4885, la propriélé a passé entre les mains de M. Ulriç Barthé et ‘48 M. Ernest Pacaud. Ce dernier, rédacteur’en chef du journal depuis sa création, a eu pour collaborateurs, au début, MM. W. Laurier et - Langelier. Avant. d'entrer à l'Électeur, il: avait fondé, en 4871, le Journal d'Arthabaska, el pris la direction, à la chufé du cabinet Mackenzie, de la Concorde, journal libéral des Trois-Rivières.
Journal quotidien paraissant le soir, aû prix de 4 centin le numéro, ou 8 iastres par an, l'Électeur a un tirage de 4,500 à 5,000 exCmMplaires. 11 püblic aussi une édition hebdomadaire tirée à environ 1,500 numéros. Son influence territoriale s” étend ‘sürtout, dans-le district de Québec. |
Le Courrier, le Journal de Québec sont des cs feuilles de. petit format.
A la suite de l'exécution de Ricl, et de la “cission qui se produisit. à ce sujet parmi les conservaiéurs de la province de Québec, un nou- Veau. jourgal, la Justice, a été créé à Québec, au début de 4886. Organe . du ouvèiu parti qui a pris le noni de’ national, la Justice à eu pour : * fondateurs et principaux rédacleui$ MM. Pelletier et le colonel Amyot. Parmiles publications québecquoises, il faut encore citer la Vérité etle Nouvelliste, mais ce ne sont que des journaux non quotidiens.
La presse anglaise n'est ‘représontée que.par trois journaux: le ” Mer rcury, le plus ancien journal existant à Québec; le Morning Chronicle, tous deux conservateurs, et le. Daily Telegraph, organe libéral. |
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Les derniers des Hurons. — Le ‘chemin de fr du lac Saint-Jean, — Chansons populaires canadiennes. — Le Saguenay. — La baie des Ha! Ha! — Les Trois-Rivières. —"“Ovations et réceptions. — Montréal ét le Mont-Royal. — Lachine et le saut des rapides. — La presse française de Montréal. — La Minerve. — Un journal fondé cn 24 heures. — Le parti des.e. castors » 2. cr
A quelques kilomètres de. Québec se : trouve le. village de la Jeune Lorctte, habité par les derniers descendants des Hurons. Le nom. de Loretie, donné à cette bourgade, s ‘associe, paraît-il, au. souvenir de Jun : des premiers missionnaires français, ‘le P. Chaumonot, qui arriva au Canada en 1689 ct évangélisa les Hurons jusqu’à $a mort, arrivée.en 4693. Le P. Chaumonoë avait quitté sa famille pour.courir le monde, lorsque passant à Lorctie, en Italie, il se senlit saisi par la vocation religieuse, se converlit el'se prépara, peu après, aux missions chez les Sauvages. ‘En rapprochant le souvenir de cet événement de l'apostolat du P. Chaumonot chez les Hurons, on expliquerait l'origine du tom donné au village.en question.
Aux premiers temps de la colonisation française, d’implacables rivalités surgirent entre les nations des ‘Algonquins et des Iroquois ou Toudamans. L’Angleterre «se fit l’alliée de ces derniers, tandis que la - France prenait parti pour les premicrs, auxquels vinrent sc joindre, dès’ l’origine de la lutte, les Houcndats où Hurons, tribu de la “nation ‘iroquoise, dont le caractère pacifique se rapprochait davantage de celui des Algonquins. Selon l'historien Ferland, les Houendats