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PRÉFACE XV

j'étais jeune et superbe, riche, épris des grandeurs et des joies de ce monde, que je me présentais au Cercle, et que j'avais pour parrains le général de Charette et le comte de Blacas, ou le marquis de Dreux-Brézé et le duc de Brogiie, ou le prince de Léon et le marquis d'Andigné. II me semble que je me demanderais matin et soir : « Voyons ! que dois -je faire ou ne pas faire pour rester digne d'être le filleul de ces hommes dont les beaux nomssignifientcourage, honneur, héroïsme, talent, fidélité, religion, dévouement à toutes les bonnes causes, c'est-à-dire à toutes les causes vaincues? S'il est vrai que cette adoption par cette élite de l'élite soit un titre de noblesse, dois-je oublier le vieil adage, encore plus souvent répété qu'observé : « Noblesse y> oblige ! » — Ainsi la morale gagnerait quelque chose à l'existence de ces Cercles que nul ne s'est jamais permis d'appeler vicieux, mais que les casuistes sévères, les mamans et les pères de famille ont parfois accusés de n'être pas assez convaincus de cette vérité proverbiale : Laid comme le péché !

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