MADRID
La vie de Cercle est, ici, beaucoup plus circonscrite qu'en Angleterre, et même qu'en France. La société oisive, élégante et aisée est trop restreinte pour alimenter de nombreux foyers communs.
Aussi deux Cercles ont-ils longtemps suffi pour les besoins divers des plus raffinés Madri-
Icnes : celui de la Gran Pena, et celui du Casino.
Dans les régiments espagnols, le mot Pena désigne le groupe des officiers, la réunion militaire qu'ils forment, dans une salle commune, en certaines occasions.
La Gran Peha^ de Madrid, fut donc, originairement, une modeste association d'officiers qui s'établit rue de Séville, en 1869. L'élément civil s'y est introduit, depuis lors; mais le caractère très simple du début a subsisté : le versement d'entrée est de cinquante francs, et le chiffre de la cotisation annuelle, en rapport avec les traitements limités de l'armée royale, n'atteint pas cent francs.
Le second Cercle, situé Carrera San-GeronimOy et appelé le Casino^ semblait alors, par comparaison, un luxueux rendez-vous. Il se composait en effet de personnages plus importants, plus titrés, plus riches. Si l'aménagement et le service ypouvaient progresser encore, les salons étaient suffisamment vastes, et la composition très aristocratique eût satisfait les plus exigeants.
Mais deux élégants voyageurs, membres, à Paris, du Jockey-Club, le duc de Fernan-Nunez et le général Galderon, importèrent en Espagne, ily a quelques années, des goûts plus raffinés.
L'élément jeune et brillant du Casino prêta volontiers ses voiles à ces bises dorées que lui soufflait Paris, par-dessus les Pyrénées. Le calme et la gravité des vieux seigneurs que rassemblait l'ancien Cercle attiraient médiocrement la nouvelle génération. Quand on lui parla d'émigrer, de quitter le Casino, de fonder à Madrid un cercle parisien, un centre de vie sportive, avec tous les flatteurs attraits du chic, elle applaudit avec entrain. Le schisme se consomma. Un beau local s'ouvrit dans la Calle de Alcala et le jeune Veloz-Club s'y installa avec les usages, les règlements et le brio du Jockey- Club parisien.
Le Veloz-CIuh, à la fois Cercle, société de courses, cl société de chasses, compte environ trois cents membres : il a éclipsé de son soleil l'astre pâlissant des autres sociétés ; il est, à cette heure, le centre reconnu de la haute vie madrilène.
La Grandesse est largement représentée au Veloz-Club,
Vous savez ce qu'est un Grand d'Espagne?
La Grandesse n'est pas un degré de la hiérarchie, un titre nobiliaire supérieur aux autres titres. C'est un honneur de cour, héréditaire il est vrai, mais que les souverains confèrent à telle ou telle famille, indépendamment du rang propre qui appartient au sang. Ainsi, des comtes sont Grands, tandis que certains marquis ne le sont pas.
Dans les fêtes du Palais, les Grands prennent
place immédiatement après les princes du sang: c'est là le plus clair de leurs privilèges.
Ils se couvrent devant le roi, mais une seule fois, dans une cérémonie spéciale qui n'a pas varié depuis les récits détaillés de Saint-Simon. Tout récemment encore, la cour a vu ce spectacle : un heureux a entendu, de la bouche royale, l'ordre laconique et solennel qui lui confère, en grande pompe, la dignité si rare et si enviée : Cohri-osI couvrez-vous!
La Grandesse compte, en ce moment, cent quatre-vingt-seize titulaires, dont quarante-six dames, parmi lesquelles l'impératrice Eugénie, née de Téba, héritière de trois Grandesses.
Plusieurs gentilshommes français figurent à ce livre d'or : le prince de Beauvau, les comtes de Montesquiou-Fézensac et de Gossé-Brissac, les ducs d'Abrantès, de Brancas, de Doudeauville et de Mouchy, sans compter le duc de Baylen, un Espagnol de noble souche française, qui trouverait au musée du Louvre la galerie de ses illustres aïeux les Garondelet.
Le Veloz-Club a l'honneur de compter parmi ses membres, beaucoup de ces Grands : le duc
étkain(;er !209
de Fernan-Nunez, auquel on prête une fortune fabuleuse; le duc de Ilijar; le duc de Médina- Sidonia; le duc de Rivas; le duc de San-Lorenzo, le duc de la Union de Cuba, fils du général Tacor qui fut vice-roi, très aimé, des Antilles espagnoles; le duc d'Albe, cousin germain du feu prince impérial et le duc de los Gastillegos, fils du général Prim ; les marquis de Bendana, de Guadalcazar, de Penaflor, de Sotomayor, de San-Fernando, de San-Felice et de Yillamagna.
Quelques diplomates français sont demeurés inscrits, depuis l'époque de leur mission en Espagne, comme le vicomte de Brocas,]e comte de La Rochefoucauld, MM. de Lafaulotte, G. de Montgomery, de Monbel, G. de Gontenson, et le vicomte de Semalé, qui a géré, depuis, la légation de Pékin, y soutenant avec éner-
no AU CERCLE
gie les droits des missionnaires catholiques.
J'allais oublier M. Andrieux! L'exécuteur des décrets sacrilèges, en homme qui a des gants lilas, a voulu faii'c partie du Veloz-Club, lorsqu'il représentait, sans succès, à Madrid, le gouvernement de la République. Un règlement formel n'a pas permis qu'on lui fermât la porte de cette société essentiellement aristocratique et catholique : les ambassadeurs y entrent de plein droit.
Fraîchement accueilli parmi ces gentilshommes, le célèbre excommunié crut faire oublier, par un coup d'éclat, qu'il avait été à Paris le bourreau des moines. Il rendit solennellement le pain béni, à la grand'messe, en l'église Saint-Louis des Français. Cet acte public de résipiscence ne fut malheureusement pas pris très au sérieux à Madrid.
En revanche, un témoin du fait commit l'amusante indiscrétion d'en écrire les détails à un rédacteur de V Union : la chose fut pubhée à Paris, et, répétée par toute la presse française, elle occasionna, dans tous les rangs, une gaieté dont le héros put entendre encore les échos,
quand il revint ici, après sa courte et piteuse ambassade.
Le caractère tout spécial du Veloz-Club, un caractère qui frappe beaucoup l'étranger, c'est le mélange pacifique des diverses opinions monarchiques.
Carlistes et alphonsistes s'y coudoient, sans haine et sans colère. Beaucoup se sont autrefois rencontrés sur le champ de bataille, aucun n'a abdiqué ses convictions, ses espérances, et cependant tous vivent en bonne intelligence !
Le Cercle est le reflet de cette société espagnole où les adversaires politiques s'entretuent... par moments, mais sans se bouder nullement après, et où la divergence accentuée, persistante, des affections dynastiques, n'empêche point, pendant la trêve, la fusion pratique des éléments ennemis.
On se massacrait hier, on recommencera peut-être demain : en attendant, on fraternise le plus franchement du monde !
Les Parisiens se rappellent, par exemple, qu'à la grande surprise de la galerie, la reine Isabelle et le roi don Carlos se rencontrèrent, sans embarras, dans le même salon. Je puis ajouter, à 1 honneur des deux personnages, que la reine, apprenant l'expulsion brutale de don Carlos, décrétée par M. Grévy, trouva tout simple de faire offrir sa bourse pour le cas où le départ, subitement exigé par la France, eût causé au prétendant espagnol quelque embarras financier î
Cet oubli temporaire des hostilités entre belligérants s'affirme aussi, d'une façon très marquée, dans les salons du Veloz-Club^ où les grands dignitaires de la cour alphonsiste, notamment l'ami intime, le confident du roi régnant, le duc de Tamamès, et le grand-maître de la cour, lui-même, le marquis d'Alcanices, duc de Sesto, passent souvent la soirée avec les plus célèbres champions de la guerre carliste, avec les officiers d'ordonnance du roi Carlos,
(( détrousseurs de diligences » assez huppés, il en faut convenir, tels que le marquis del Gastrillo, l'élégant, le brillant marquis de Vallecerrato, qui fut le lion de la capitale, ou que don J. Silva, fils du duc d'Alliaga, roi du sport madrilène.
Ce dernier nom rappelle une singulière circonstance. Aux premières noces du roi Alphonse avec la pauvre petite infante Mercedes, un combat de taureaux fut donné, où les différents rôles furent tenus par de jeunes nobles; et, d'autre part, le Veloz-Chib organisa une course de chevaux montés par des gentilshommes. Or il advint que le vainqueur des taureaux et le vainqueur de la course furent précisément don J. Silva et un autre officier de Tétat-major carliste!
Bien plus, le principal initiateur du Veloz- Club et l'un de ses membres les plus actifs n'est autre que le général Carlos Galderon qui commanda la garde royale de don Carlos, et l'un des plus célèbres héros de la journée de Lacar. En cette rencontre, pour la première fois, — ce fut la seule, — les deux rois ennemis se trou-
i2l4 AU CERCLE
vèrent face à face, à la tôle de leurs armées. Le général Galderon commandait l'avant-garde; il lança ses carlistes, à la baïonnette, sur les régiments Asluries et Valence. Après vingt minutes de combat, les alphonsistes se repliaient, laissant sur le champ de bataille quatre pièces d'artillerie et huit cent cinquante morts! Peu s'en fallut qu'Alphonse XII ne fût lui-même entouré!
Eh! bien, ces souvenirs sanglants ne mettent aucun obstacle aux bons rapports des combattants... Cosas de Espana !
Et remarquez que non seulement les sociéciétairesdu Veloz, sans distinction de drapeaux, se fréquentent journellement; mais qu'encore, ils vivent ensemble familièrement!
Ils mangent rarement ensemble, c'est vrai : la table, quoique très bien servie, est peu fréquentée. Mais ils jouent de compagnie : quelques-uns même ont beaucoup joué, la nuit, quelques-uns qu'a connus cent ans à l'avance Gil Blas de Santillane, et qu'on vit parfois prendre élégamment l'air du matin sur les promenades avant de s'aller coucher. Eh bien, quand ils cartonnent, c'est entre eux, intime-
ÉTRANGEK ' 215
niement,en camarades: il n'y a pas de croupier, la chose se passe entre amis. Don José Arizcum, ou tel autre joueur, qui tient à son tour la banque, couvre ou ramasse lui-même les mises, comme on fait en famille... Tous frères!... jusqu'à ce qu'on s'embroche mutuellement!
La camaraderie, entre les membres du Veloz- Club, est si amicale et si familière, que la fameuse morgue espagnole y est totalement sacrifiée. La bonhomie et le laisser aller ont caractérisé, dès son début, l'institution.
Ainsi, jusqu'à ces dernières années, l'habit noir y était fort rare. Il est même arrivé souvent qu'en été, on déboutonnait volontiers jaquette et gilet. Si je ne craignais d'être complètement indiscret, j'ajouterais même qu'on a vu parfois, durant les exlrêmes chaleurs, certains fidèles de ce sanctuaire éminemment aristocratique enlever populairement leur veston, sans scandaliser personne, et se livrer, en manches de chemise, aux douceurs prolongées du bézigue.
La grande moitié des membres se tutoient les uns les autres : on n'entend guère, selon l'usage espagnol, s'échanger que des prénoms, ce qui
donne à la conversation un tour affectueux, une forme extérieure d'intimitc.
Les étrangers mêmes, admis au Cercle, sont, après quelques mois, enveloppés, s'ils s'y prêtent, dans cette fraternité générale où leur nom de lignée disparaît bientôt, pour faire place à l'appellation familière, très souvent transformée elle-même en un gracieux diminutif.
A plus forte raison, les nationaux sont-ils aisément et gracieusement accueillis, sans aucune exception de leurs opinions. Le Veloz, je l'ai dit précédemment, admet dans son sein tous les partis monarchiques.
Une exception cependant.
Le Cercle s'est montré profondément antipathique à la royauté éphémère d'Amédée P' et de ses partisans.
Le « Roi Macaroni » comptait, au Veloz^ fort
peu d'adhérents. La conceplion antinalionale d'une monarchie étrangère avait révoUé le patriotisme des grands seigneurs, tout aussi hautement que la fierté des paysans espagnols. Le peuple chansonnait dans les rues le prince italien fourvoyé maladroitement dans cette combinaison burlesque. L'aristocratie boudait cette cour implantée, impuissante et isolée.
Il est vrai qu'un membre du Veloz, et même l'un des principaux, et l'un des plus titrés, et l'im des plus riches, se sépara, sur ce point, de ses anciens amis.
Son Excellence le duc de Fernan-Nunez fréquenta les salons du roi italien; et son frère, le baron de Bénifaïo, accepta même les fonctions d'écuyer auprès d'Amédée I", qu'il a servi, diton, avec le zèle le plus complaisant.
Mais on peut dire ici, précisément, que « l'exception confirme la règle ? ; car les concessions de cette famille en faveur d'un régime absolument impopulaire ont fait ressortir, d'autant mieux, l'opposition hautaine et railleuse de cent autres. Durant cette période fâcheuse, le Crésus de la noblesse espagnole fréquenta peu le Veloz,
OÙ il se savait attendu par la critique franche et unanime de tous. Il eût été mal accueilli : la haine intransigeante delà domination étrangère rassemble tous les Espagnols et tous les drapeaux.
Aussi toutes les classes sociales, et les fonctionnaires eux-mêmes, nenourrissaient-ilsqu'une confiance très limitée en la durée de la dynastie d'outre-mer.
Chacun se ménageait l'avenir et le service du roi régnant n'inspirait qu'un zèle mitigé.
La guerre carliste se poursuivait dans les provinces basques. Mais, à Madrid, au Veloz moins qu'ailleurs, personne n'eût traité de rebelle les troupes de Charles VII. On les désignait, même dans les sphères officielles, par cet euphémisme bénin « l'armée du Nord », comme s'il se fût agi d'une fraction régulière des forces gouvernementales.
Bien plus, il est arrivé souvent que tel ou tel officier de don Carlos, pris de nostalgie dans les âpres montagnes, demandait et obtenait, entre deux escarmouches, quelques jours de congé pour revoir Madrid et les amis du Cercle.
Le marquis de Valle-Cerrato et le marquis del Castrillo, notamment, ont fait et refait souvent le voyage.
Ils arrivaient sans encombre. La bonne nouvelle se répandait; le Veloz-Cluh était en fête; alliés et même adversaires venaient serrer la main aux poudreux guerriers du Nord.
Mais le gouvernement? Mais la police ?
La police ne pouvait ignorer les faits : car le lendemain, on lisait, en toutes lettres, dans les journaux madrilènes :
« Nos amis, les célèbres cabecillas carlistes, marquis de C... et marquis de V... C. sont arrivés hier, pour passer quelque temps parmi nous. »
Si on ne les arrêtait pas, c'est qu'on ne savait sans doute où les trouver, ces insurgés impudents?
Si fait : on pouvait les voir entrer au Veloz-
Club et en sortir; ils y venaient journellement, comme tous leurs amis, après la promenade aux jardins du Retira; ils y restaient parfois assez tard. La cuisine du Cercle n'était pas encore organisée à cette époque, mais on faisait monter à souper de chez Fornos, le restaurateur voisin; et Ton passait gaiement la nuit, à la table de chemin de fer, c'est-à-dire de baccarat tournant, ou bien devisant, discutant, sur le présent de la galanterie, sur l'avenir de la politique, autour du chocolat bourbeux et du traditionnel gaspacho, cette soupe glacée, composée de tomates, de légumes crus, outrageusement épicés, mélange que peut seul affronter l'estomac espagnol.
Et ce séjour insolent, cette bravade en pleine capitale, était indéfiniment tolérée?
Non; au bout de huit jours, quelquefois de dix jours, suivant les humeurs, le ministère de la guerre faisait savoir, en bonne amitié, aux ofiiciers carlistes qu'il fallait opter, c'est-à-dire rester à Madrid, en se déclarant sujets fidèles de S. M. Amédée l"", ou bien quitter Madrid, pour « les armées du Nord »; que, faute de cette
option, on se verrait dans la douloureuse nécessité de s'assurer de leurs personnes.
Cette communication était le signal d'un branle-bas.
Des exprès, aussitôt envoyés, réunissaient, le soir même, tous les amis du Cercle, et le banquet des adieux était arrosé de toasts répétés.
Puis les insurgés regagnaient paisiblement, dans les provinces, leurs postes de combat... jusqu'à la prochaine bordée, tout aussi favorisée par un gouvernement sans rancune. — Guerre en famille!
VTIT
Le passé du Veloz-Cktb est court, puisqu'il date d'une douzaine d'années.
Aux premiers temps de son histoire, nous trouvons le marquis de la Puente, le marquis de Medina-Sidonia, Don José Riveiro, et le duc d'Albe, père du duc actuel, lequel se nommait
alors lue de de Huescar. Sa famille est riche en titres; car le chef est trois fois duc, huit fois marquis, six fois comte, quatre fois Grand,
Entre les diplomates espagnols, spécialement serviables pour les diplomates étrangers, le marquis de Casa-Irujo, MM. Juan Menendez et Pedro San-Aniego se distinguaient par leur bonne grâce à faire les honneurs du nouveau Cercle.
Le marquis d'Alcanices, duc de Sesto, le second mari de madame la duchesse de Morny, avait été élu d'abord président: c'est le marquis de Yillalobar qui lui a succédé.
L'une des physionomies les plus sympathiques et les plus saillantes du Veloz-Chtb a été celle du marquis de SofTraga, fils aîné du duc de la Rocca.
Il a été tué récemment à Biarritz, dans une
rencontre à laquelle s'est trouvé mêlé le nom d'une dame américaine.
Très fin, très spirituel, sous une épaisse enveloppe, le marquis de Soffraga réjouissait par ses franches saillies ses amis du Cercle : son arrivée y était saluée par une acclamation générale.
Un soir, surtout, on lui fit une ovation en règle.
Le marquis, carliste très déclaré, siégeait aux Corlès. Durant les séances, il parlait peu : très indolent et très corpulent, il bornait son rôle parlementaire à des ripostes aiguës, qui avaient le don d'exaspérer ses adversaires politiques.
Or, ce jour-là, au cours d'un débat très animé, un député intransigeant, offusqué par le silence malicieux du marquis de Soffraga, Favait grossièrement apostrophé :
— Vous ne discutez pas ! Voyons, à quoi êtesvous bon ici?
Le député interpellé se lève péniblement et, montrant sa personne exceptionnellement ample :
— Mon Dieu, Monsieur, je sers tout au moins
à occuper une place que rempliraient mal deux gredins comme vous! (dos tnnos).
Celte boutade inattendue eut un grand succès sur tous les bancs de la Chambre; et, quand, ensuite, le marquis parut au Veloz-Chib, on le complimenta bruyamment.
Le Cercle est locataire perpétuel d'une loge bien placée au cirque de taureaux. Tous les dimanches elle est joyeusement remplie; et ce n'est pas celle qui renferme les moins compétents connaisseurs, qui manifeste le moins à propos.
Si j'ajoutais que ce n'est pas non plus la moins obstinément visée par de gracieuses lorgnettes, on me dirait que je me mêle de ce qui ne me regarde pas.