CHAPITRE VIL
lu roi que les habitants soient devenus forgerons, ce qui rend les Dinkas tributaires de leur industrie. Bien que, pour nous, leur outillage soit complètement nul, les Bongos obtiennent des résultats surprenants; leur habileté dépasse encore celle des Diours. Avec leurs soufflets primitifs, un marteau qui, parfois, est une petite pyramide en fer, mais qui, le plus souvent, n'est qu'un simple caillou roulé; avec un petit ciseau, et, en guise de pinces, un morceau de bois vert, fendu dans une partie de sa longueur, ils font divers articles qui soutiendraient la comparaison avec les œuvres d'un ouvrier anglais *.
Pour eux, la saison où ils travaillent le fer commence quand
Section verticale du fourneau.
a moisson est faite et que les pluies ont cessé. Nous avons décrit, dans un chapitre précédent, les procédés de fondage des Diours. Chez les Bongos le système est bien supérieur et nous paraît mériter qu'on s'y arrêle. Ici le fourneau, également en argile et d'une hauteur qui, en général, est de cinq pieds, renferme trois compartiments d'égale dimension. Dans celui du milieu osl placé le minerai; on l'y met par couches qui alternent avec des ils de combustible; les deux autres cavités ne contiennent que du charbon. La chambre centrale est séparée de l'inférieure par une espèce de cadre, posé sur une projection circulaire; elle commu-