‹ Au cœur de l'Afrique, 1868-1871Chapitre 177 sur 251 · AU G (EU 11 DE I/AFKIOUE · texte numérisé non relu

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vres, des poules et des chiens, et fonl de ces derniers des bêtes de boucherie. Disons que leur estime <l<> la chair canine montrerait qu'ils se rapprochent des cannibales. Bernardin de Sainl- Pierre, dans ses Études de la nature,a émis l'opinion que manger du chien est un premier pas vers L'anthropophagie; et quand, parmi les peuples que j'ai connus, me rappelant ceux qui, plus ou moins, se repaissent de chair humaine, je trouve que ceux-là considèrent le chien comme un aliment délicat, je pense que cette hypothèse ne manque pas de vérité.

Lory, femme mittoue.

Sous le rapport du costume, le groupe entier des Mittous se distingue de ses voisins par certaines décorations, ou plutôt renchérit sur les ornements que nous avons déjà vus et qui, chez les gens qui le composent, ont un caractère particulier. Le trait le plus remarquable de la toilette des femmes est l'abominable usage qu'ont ces dernières de se déformer la bouche autant que possible. A les voir, ces dames semblent lutter à qui se défigurera le plus complètement ; et leurs efforts, à cet égard, dépassent sans doute tout ce que l'on peut trouver en Afrique. Pour elles, ce n'est pas assez de se percer la lèvre d'en bas et d'y introduire un pendentif; elles se fendent la lèvre supérieure, et reliront en

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