‹ Au cœur de l'Afrique, 1868-1871Chapitre 201 sur 251 · CHAPITRE X · texte numérisé non relu

CHAPITRE X

près de petits hameaux, ayant entre eux de grandes distances, nous entrâmes dans une forêt ; non pas une série de bois alternant avec des savanes, comme il y en avait eu jusque-là : paysage où les bosquets, les fourrés, les arbres solitaires se distribuaient comme dans un parc: mais une foret dans toute l'acception du mot, offrant l'étendue des grands bois du nord, et bien autrement riche; en ayant la majesté sans la monotonie; se développant sur de nombreux milles carrés, sans que l'une des essences qu'elle renfermait devînt prédominante; une végétation particulière, les formes les plus étranges et tellement diversifiées que, sur trente arbres se touchant, on en comptait vingt d'espèces différentes.

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