‹ Au cœur de l'AuvergneChapitre 17 sur 61 · En Alvergne ses accoillir · texte numérisé non relu

En Alvergne ses accoillir

Podetz albergar e venir...

Etc..

j4 au cœur de L'AUVERGNE

Sans invitation ;

Car ils ne savent pas le dire très gracieusement,

Mais cela lui plaît bien.

Pour nous dire ses « Ennuis », point n'est besoin d'intermédiaire au moine attristé de la dureté des temps. Sa plainte s'exhale sans vains ornements, avec un accent tout humain, et peu désintéressé :

Un chevalier pauvre et orgueilleux (i)

Qui ne peut faire ni festins ni dons

M'ennuie, ainsi qu'un riche ignorant

Qui croit être intelligent

Et ne sait dans un objet ce qui va dessus ou dessous.

Il m'ennuie aussi celui qui se croit bon,

Lorsqu'il dit peu de bien et en fait encore moins.

Certes, il m'ennuie, par les Saints de Cologne,

L'ami qui me fait défaut en un grand besoin,

Et le traître qui n'a point de honte,

Et celui qui se couche auprès de moi avec une forte gale.

Ge qui m'ennuie fort — aussi vrai Dieu m'aide ! —

C'est quand le pain me manque sur la nappe,

Et que quelqu'un me le taille petit à petit,

Car sans cesse il me semble qu'il va me manquer ;

Une longue modération m'ennuie,

Et de la viande quand elle est mal cuite et dure.

Et un prêtre qui ment et se parjure.

Et une vieille catin qui dure trop.

Et il m'ennuie, par la vie éternelle.

De manger sans feu, quand il fait très froid

Et d'être couché auprès d'une vieille lampe fumeuse

Quand elle sent mauvais dans la taverne.

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