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Monsieur le Bouverneur s'est le allégorie l'a touché.
Il prononce un beau discours, ces mots :
vé fort ému: cette qu'il termine par
?8— Mes Révérends Pères et vous tous féaux sujets de Sa Majesté très chrétienne, Louis XI V, Roy de France et de Navarre, qui m'envoie vers vous, je vous rend grâce Pour votre fidélité et votre constance au service de votre Princ retour l'assurance de sa sol bien-aimés de Ja Nouvellenime protection.
€ et vous baille en licitude envers ses sujets France et de sa magna-
S'adressant ensuite aux sauvages, il leur dit :
— Le cinquième soleil après celui d' dedans la cour Onontio fera festi ses frères, les sauv Vive le Roy !
aujourd'hui, intérieure du fort Saint-Louis, n de sept grandes chaudières ?° à ages des nations amies et alliées. .
Et les Français de faire écho, en répétant :
Vive le Roy !.,. Vive le Roy !...
Vive le grand Onontio !
Vive Onontio !. ns clament les indigènes .
A l'heure où les derniers feux du jour éclairent sur leCap de Québec, les êtres et les choses, de leurs rayons empourprés, Monseigneur le gouverneur rentre en son château Saint-Louis, aux sons des flûtes et des tambours... Tututu... tututu... tututu... tutu... Rataplan... rataplan... rataplan... planplan...
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NOTES ET PIÈCES JUSTIFICATIVES
1! Botte dont le haut de la tige, s'évasait en entonnoir; on la dénommait aussi, botte à la mousquetaire.
? Cabanes de sauvages, faites ordinairement d'écorces et de grandes peaux d'animaux.
3 Lettre du Père Lalemant à son frère Jérôme, datée de Kébec, le 1er août 1626. Relations des Jésuites, de 1626, p. 1.
4 Les Relations des Jésuites, généralement.
5 Relations des Jésuites, de 1635; chap. I p. 3. Relations de 1636; chap. VIIT, p. 44.
6 Culotte à la mode au XVIIe siècle.
7 Ornements de toile et de dentelle froncés et de forme cylindrique, lesquels se portaient au bas de la culotte, la continuant jusqu'au dessous du genou.
8 Garniture de rubans, en forme de rosettes et de nœuds, distribuée un peu partout sur la toilette. Un homme se piquant d'élégance pouvait en porter cinq ou six cents, ce qui arriva, lorsque certaines dentelles et les passements furent atteints par les édits somptuaires.
* L'usage de la dentelle étrangère en France, paraît à cette époque y avoir été fort réglementé, sinon interdit complètement, par les édits somptuaires des années 1656 et antérieures. C'est du Hainaut, du Brabant, de Gênes et de Venise, que Louis XIV, après la mort de Mazarin, (survenue en 1661) fit venir les ouvrières en dentelles, qu'il établit à Paris, à Chantilly et à Alençon, mitigeant ainsi la portée des lois édictées par Mazarin, en 1656 et en 1660, contre l'extravagance de l'habit et surtout contre les passements, les broderies et les dentelles.
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Consulter Paul Lacroix \abliophile Jacob) XVIIe siècle Institutions, usages et costumes, p. 550.
10 Bien en harmonie avec la mise.
11 Ces gants de peau fine er parfumée furent introduits en France, par le comte de Frangipani, sous le règne de Catherine de Médécis et depuis lors continuèrent d'être fabriqués à Blois, sur des modèles italiens. Voir: ouvrage cité, du bibliophile Jacob; p. 530.
1? Espèce de surtout à manches larges et courtes, qui pouvaient servir de manteau de pluie.
15 Drap d'origine anglaise, mais que l'on fabriqua aussi en Normandie, avec de la jaine de Flandres.
14 Tous ces jésuites étaient dans la Nouvelle-France, à l'époque du présent récit. Pour l'intégrité de l'histoire, il faut déclarer cependant, qu leur assistance au banquet, ne repose que sur cette donnée. Ces noms sont d'ailleurs bons À rappeler. Il en est de même des trois frères nommés plus
as.
15 Viande desséchée.
16 Les Relations et le Journal des Jésuites, ne faisant mention que du fait du diner, sans détails gastronomiques, nous avons essayé d'y suppléer, en imaginant le menu ci-après, composé de mets et de breuvages de provenance canadienne: exception faite, de quelques importations courantes d'Europe.
17 Il n'y a rien de si tendre que la chair d'Ellan... ni de si délicieux que la queue du castor... »
Marc LEscaRBot, Histoire de la Nouvelle-France, livre IV, chap. XVII, p. 555.
Voir aussi: Pierre KALM, naturaliste suédois. Voyage dans l'Amérique du nord; (traduction). A la date du 27 de septembre 1749, il y est traité de la valeur comestible du Castor, et notamment de la queue
18 Atocas.
19 Breuvage tonique, composé de vin sucré ct d'infusion de cannelle.
*0 La constatation de cette vertu particulière du sol de Montréal est faite, dans L'Histoire véritable et naturelle des mœurs et productions du pays de la Nouvelle-France, par 43 BoucHER, dont l'édition princeps fut publiée à Paris, en
21 En 1658, Louis XIV, alors âgé de vingt ans, occupait le trône de France depuis 1643, c'est-à-dire depuis quinze ans, et n'était pas encore marié. Il d=vait épouser deux années plus tard, l'Infante d'Espagne, Marie-Thérèse. On sait que ce mariage fut l'une des conditions du traité des Pyrénées, signé par Mazarin, avec l'Espagne, en 1650.
22 Les noms des personnes ci-après sont tous authentiques. Celles qui les portaient, habitaient à cette époque, Québec ou ses alentours. Or comme la chronique affirme que « tout le peupie de Québec » assistait à la séance, pourquoi pas cellesci’ Et peut-être celles des environs ?
23 Petite pipe de sauvages.
24 Les descriptions qui suivent, celle du théâtre, et celle de son décor, sont des essais de reconstructions scèniques, tout comme le seront celles des costumes des personnages, qui apparaîtront bientôt en scène.
25 Cette pièce, qui n'est au iond, qu'un compliment et une adresse de bienvenue en trois langues, en prose et en vers, est authentique. Elle s'intitule : La réception de Monseigneur le vicomte d'Argenson, bar toutes les nations du baïs de Canada, à son entrée au gouvernement de la Nouvelle-France. L'original contenant en plus les noms des acteurs-écoliers, en est conservé aux archives de Québec. Les extraits que nous mettons dans la bouche des collégiens, sont textuellement reproduits d'une copie donnée par M. Pierre-George Roy, l'archiviste averti et distingué. Il est intéressant peut-être de noter au demeurant, que la coutume de ces représentations chez les Jésuites, remonte à plus loin que notre collège canadien.
Voici ce qu'en dit le bibliophile Jacob, ouvrage cité, p. 352 :
. L'affluence n'était pas moins considérable ni moins distinguée, au collège de Clermont, quand les Jésuites dorinaient des représentations théâtrales, dans lesquelles tous les rôles étaient joués par les élèves. Ces représentations avaient été très fréquentées jusqu'au commencement du dixseptième siècle. Mais ordinairement, les pièces représentées étaient écrites en latin et même en grec. On jouait aussi les comédies de Térence et de Plaute. les tragédies de Sénèque et même les tragédies de Sophocle et d'Euripide». Ét le bibliophile Jacob ajoute aussi que «les professeurs les plus lettrés, tels que les Pères Ducerceau, Porée et Brumoy, se chargcaient 2e composer des tragédies et des comédies, que leurs élèves jouaient avec beaucoup de talent. »
Il nous paraît intéressant de citer encore à ce propos, un autre auteur, Albert BABEAU. « Dès le XVIe sièrle, écrit-il, on signale l'usage... des dialogues,... des pas:orales, des tragédies même, que les écoliers débiiaient en public. Ce furent surtout les Jésuites qui mirent à la mode les jeux scéniques... À Rheims, jusqu'à la Révolution, aux jeux de Pâques, le dictateur de Rhétorique joue le rôle d'Apollon la lyre à la main. Lyon inaugure, en 16120, au collège des Jésuites, une salle « pour faire des déclamations et des actions sublimes ». Il y a aussi un salon dans les collèges de Douai et de Chaumont pour jouer la tragédie. Partout on joue la tragédie chez les Jésuites, à Arras, à Amiens, à Auxerre: dans cette dernière ville, en 1714, la tragédie latine est précédée d'un ballet... L'intendant Foucault fonde à Poitiers des prix de tragédie, et fait lui-même le livret d'un ballet mythologique qui doit être dansé par les élèves... Bayonne et Mâcon donnent rles gratifications... Le maire de Châlonsur-Saône réclamera les exercices dramatiques comme un droit : «L'obligation des Pères jésuites, dit le maire, en 1737, de dorer au public une pièce de théâtre, le jour de 1: distribution des prit, est fondée sur la possession immémoriale où sont les habitants de se faire donner une représentation ce jour-là. » Les représentations théâtrales se répandent au XVIIIe siècle, dans tous les collèges, les oratoriens rivalisent avec les Jésuites, les régents laïques ne restent pas en arrière. En 1755, ceux de R:thel, foni jouer avec un tel succès, l'Enfant
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