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avec lui. Les événements firent que cela ne se réalisa point.
Après la mort de son Compagnon, le Père fut donné à une famille. II la suivit à la chasse lointaine, à une grande distance de la bourgade. Jugé impropre à courir le gibier, il servait de valet.
Faut-il vous écrire, ma chère Arthénice, qu'étant Sans cesse épié, il était chaque jour à un cheveu de Sa perte ?
Donc, il coupait le bois, faisait les feux et Portait les fardeaux, puis, passait son temps libre à prier devant une croix qu'il s'était érigée, mais que
les sauvages ne manquèrent pas cependant de renverser.
Jogues vivait donc au milieu des tourments et des alarmes, lorsqu'il apprit que quelques vieux avaient dessein de s'en retourner dans leur village. [l sollicita alors la Permission d'être du voyage, ce qui lui fut accordé. Sans souliers, dans les neiges,
il part sur la route, qui devait être de trente lieues, rendue encore plus pénible par la charge de viande boucannée, qu'on lui donne à porter.
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Au cours de cette pérégrination, il sauva la vie à une pauvre femme, tombée à l'eau, avec un enfant et un lourd paquet qu'elle portait, au passage d'un torrent. Le Père voyant la sauvagesse entraînée au fond, par son fardeau, dont les attaches lui étaient glissées au cou, se jette à la nage et bientôt ramène sur la rive, la mère et l'enfant. Mais, le petit paraissait en danger de trépasser. Sur le champ, le Père le baptise. Deux jours après, l'enfançon était avec les anges...
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