‹ Au coin du feuChapitre 10 sur 26 · AD COIN SV FED · texte numérisé non relu

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Le paysan et «a femme pleurèrent de joie. Rose et Foumier étaient calmes t

Le notaire compta d'abord les espèces, sous lesquelles ( il trouva une liasse de billets de.banque. Quand tout fut inventorié, la somme montait à près de trois cent mille francs I

Tricot, à demi égaré, s'approcha de la table en chancelant, prit le cofit«t vide et le secoua : un dernier papier, caché entre le bois et la doublure, tomba à terre.

-~ Encore quéqu'chose à ajouter au magot! dit le paysan, qui releva la feuille volante et 1& présenta an notaire.

Celui-ci l'ouvrit, y jeta les yeux, et fit on mouvement de surprise.

. — C'est un testament, dit-il.

— Un testament! s'écrièrent toutes les voix.

— Par lequel M. Duret choisit pour légataire univer- >6lle mademoiselle Rose Fleuriot, sa filleule.

Quatre cris partirent eu même temps, cris de surprise, de joie et de désappointement! Tricot voulut s'élancer sur le papier ; mais le notaire se rejeta en arrière. 11 fal' lut user de violence pour se débarrasser des deux époux frustréS) qui sortirent en accablant teus les assistants de menaces et de malédictions.

M. Leblanc, qu'ils coururent consulter, eut beaucoup de peine à leur faire comprendre que leur malheur était lans remède, et que tous les procès ne pourraient les r&mettre en possession de l'héritage du père Duret.

Quant  Fournier, il ne tarda point à devenir l'heureux mari de Rose, qui ne fut pas seulement pour lui

UN SECRET DB MEttP.CIN. -^ 61

vue compagne de bonheur, mais un conseil est ud appui. Comprenaut que la société, eo isolant la femme de celle rude pratique des affaires qui peut à la longue endurcir l'âme, lui a donné la garde des instincts les plus délicats et les plus doux, la jeune épouse conlinua à être une sorte de conscience invisible toujours placée à la portr de son cœur pour en écarter .la liiiblesae, l'erreur ot les mauvaises passiojis.

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