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dnr bienfaiteoi, m tendTesse s'était leportée mr loi, faute d'us plus digne.
Le oousio Tricot et sa femme la trouvèrent agenouillée pris du mort, le visage appufé sur une de ses malus qq'elle baignait de larmes. Us venaient d'apprendre qne U succession de l'huissier était ouverte, et ils accouraient, bien moins pour rendre lauis devoirs au défunt que poui' assurer leurs droits sur ses dépouilles. Tous deux commedcèrent par prendre possession de la maison en B'emparant des clefs cadrées sous le traversin du mort; puis Tricot laissa sa femme à la garde de l'héritage, et courut remplir les fonnalitéa nécessaires pour les funérailles. Rose attendit vainement de la paysanne un mot de sympathie ou d'encouragement : on la laissa désolée près du mort, Jusqu'au moment où l'on vint valever sa bière.
La jenne fille eut te coorage de suivre le convoi an cimetièze ; mais lorsqu'elle revint, ses forces étaient brisées et sou courage à bout. Arrivée prés du seuil, elle hésita à le franchir. Tricot et sa femme, qui étaient déjà rentrés, avaient commencé l'inventaire de ce qui ' allait leur appartenir : les armoires étaient ouvertes, les meubles en désordre... -Itose sentit son cœur se serrer et s'assit sur le banc de pierre dressé près de la porte.
Lob mains jointes snr ses genoux et la t&te baissée, elle laissait couler ses plenrs silencieusement Une voix qui la nommait lui fit relever les y^ux; elle reconnut Ut Foumier.
Celui-ci l'avait aperçue ^u rentrant, et, touché de non
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abandon, il venait lui adresser quelques consolations. Rose oe put d'aliord répondre que par des larmes. La jeune homme loi demanda doucement pourquoi elle restait ainsi dehors, et l'engagea à braver l'impression douloureuse qu'elle devait éprouver en rentrant. . — L'affliction ressemble à nos amers breuvages, ditil : la mieux est de la boire d'un seul trait ; les pauseï et les retards multiplient la douleur en la divisant.
— Pardon, monsieur, dit Rose à demi-voix, ce n'est point par ménagement pour mon chagrin que je reste ici : mais m j'entrais, j'atirais peur de gêner les parents.
— Es sont donc venus T demanda le jeune homme.
— Avec H. Leblanc.
— L'ancien notaire condamné pour escroquerie f — Prenea garde, il peut vous-entendre I
Foomier jeta un' regard dans l'intérieur, et rit le cousin Trioot et sa femme occupés à vider les armoires.
— Dieu me pardonne 1 ils prennent tout I s'écria-t-il.
— Qs en ont le droit, répliqua Rose doucement.
— C'est ce qu'il fani savoir, reprit Fournier en franchissant le seuil.
L'eX'Uotaire qui triait les papiers d'tin grand portefeuille trouvé dans l'armoire du défunt, se retonma.
— ArrAtes, monsieur, s'écria le jeune homme ; ce n'est point i vous d'examiner ces titres 1
— Pourquoi cela? demanda H. Leblanc.
—Parce qu'ils peuvent intéresser la succession du mort.
— Eh bien, pardien I ta succession, c'est-il pas à nous qu'elle revient 1 s'écria Tricot.
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— Qu'en sarez-Tous î répliqua Fournier ; le père Doret peut avoir laissé un testament.
— Un testament T répétèrent le paysan et sa femme, «D se regardant avec effroi.
— Monsieur en serait-il dépositaire! demanda Leblanc d'un ton doucereux.
— Je ne dis point cela, reprit le médecin; mais le défunt m'a positivement déclaré à cet égard son inten- ' tion.
— Et monsieur devait sans doute être son légataire T demanda Leblanc avec la même politessee ironique.
Le médecin rougit.
— Il ne s'agit point de moi, monsieur, répliqua-t-il avec impatience, mais de la filleule du père Daret.
— Ab ! c'est pom Roseî interrompit Perrine Tricot d'une voix criarde ; le bourçeois est donc son parent, pour prendre comme ça ses intérêts!
— Je suis son ami, madame.
Les deux Tricot l'interrompirent par un grossier éclat de rire.
— Alors monsieur a sans doute une procuration T objecta Leblanc.
— J'ai la résolution arrêtée défaire respecter ses droits par tous les moyens en mon pouvoir, dit Poumier, qui évita de répondre directement; bien qu'étranger àl'étude des lois, je sais, monsieur, qu'elles ordonnent, dans le cas où vous vous trouvez, certaines formalités protectrices dont nul ne peut s'aâVanchir. Avant d'entrer en possession de l'héritage du mort, il fa»t savoir à qui il appartient.
— Et ei DOTiB le prenons prorisoirenieTitT fit observer H. Leblanc, qui continuait & panourir les papiers di portefenille.
— Alorson poorra vous demander compta de la violai tiondelaloi.
— An ma;en d'un procès, n'est-ce paaf mais on procès co&te oher, monsieur le docteur, et votre protégée turait, je crois, quelque peine & payer les frais de ^mbre, de procédure, d'enregistrement 1
— C'est-à-dite que vous abusez de sa pauvreté pour attenter à ses droits ! s'écria Foumier indigné.
~- Nous en usons seulement pour sauvegarder les nôtres, répondit tranquillement M. Leblanc.
— Eh bien, alors, c'est moi qui exige l'exécution de ta loi ! reprit le jeune bomme avec énergie. Le défunt a reçu de moi des soins, des remèdes, des secours de tons genres ; comme créancier de la succesnon, je demande que le paiement de la dette soit garanti, et je réclame pour cela l'apposition des scellés.
Ici les époux Tricot, qui déjà vingt fois avaient voulu 8'entremettre,poussèrent les bauts cris... M. Leblanc les apaisa d'un geste.
— Soit, dit-il ; en S6 tournant, avec un sourire, vers le jeune homme; monsieur le docteur est alors en mesure de nous prouver la légitimité de sa créauceîll peut noua présenter ses livres pour les risites, des reçus pour les aeeonrs, tme preuve écrite pour les remèdes 1
— Monsieur, dit Foumier embarrassé, nn médecin ne prend point de telles précautions avec ses malades ; mais vous pouves interroger mademoiselle Rose...
SO At cftiN DU na.
— Voua avez nison, reprit Leblanc en souriant, tous témoignet pour elle, elle témoignera ponr vous; ce n'est qu'unfc 1 uste réciprocité. Malheureusement les tribunaux ne se laissent point condnire par les élans de sympathie ou de reconnaissance, et jusqu'à ce qrie monsieur le docteur ait régulièrement établi ses droits, il voudra bien nous permettre d'exercer ceux que nous tenons de la paleBté.
— Oui, s'écria Tricot, dont la colère jusqu'alors réprimée n'avait iait que grossir ; et puisqnie le boui^eoîs aime les procès, on lui fournira l'étoffe de quelques petits !
— '- A loi et à sa protégée 1 ajouta Perrioe.
— On leur demandera, parexemple, àtous deux, où le cousin Duret a placé seséconomies...
— Ce qu'il a fait de son argenterie; car il en avait, Je l'ai vue.
— Et comme ils étaient seuls i la maison quand le cousin a tourné l'œil.
— Faudra bien qu'ils rendent ce qui manque.
— Misérables ! s'écria Fournier bon de lui à ce soupçon infâme, et voulant s'élancer sur Tricot, la main levée.
Rose, qui venait d'entrer, se jeta à sa rencontre.
— Laisse-le, laisse-le I cria Tricot, qui s'était armé d'une pelle rencontrée par le hasard; ça fait plaisir de passer au bleu les peaux de bourgeois et d'épousseter la doublure des draps fins ; faut pas le contrarier.
^Et prends garde à toi-même, intrigante l ajouta
Perrine ea, piesE^çuitdu pDiQglaiwiBeflne;litiitoinbei jaxoais sous ma coupe, tç en auras las maïquesl
— Oh I venez, au nom de pieu 1 murmura Rose, qui Beffor^t d'eatralaeilemédeciu..
Celui-ci hésila un instant; mais redevenant enôn ' maître de lui-^ème, il ieta un i^iaid de mépris i m insulteursi et soivU la jenne fille hors de la maiure.
Ce fut seulement i la porte du pavillon quêtons deux l'arrêtèrent. Rose joignit lesmains, et levant ven Fovruier ses yeux rougis par les larmes :
— Oh 1 paidoQ, monâeur, dil^lle, dd^w que vous avez enduré pour moi ; pardon et merci I Une pauvn fille comme je suis n'a jamais liiauce de reôonnattfe les services qu'on lui Tend ; mais du moins soyez sût que ja m» les rappellerai au^si longtemps que je dois vivre.
— Et qu'allez-vous devenir maintenant. Rose t demanda le jeune homme attendri.
—Je ne sais pas encore, monsieur, répondit^Ue : ' aujourd'hui je suis triste, Je ne pois penser i rien. Je veux me domur jusqu'à demain pour reprendre courage. La mercière me recevra bien pour cettâ nuit... et après... eh bien après.» Dieu ma restera 1
Foumier lui prit la main en silence ; elle répondit ùàblemeot à sos étreinte, loi dit adieu d'une voix haue> et sortit. •
Le cœur du jeune homme était grosd'indign&tion. Remonté chez lui, il se mit & parcourir sa cbambre^'un pas ' agité, n se demandait en vain par quel moyen il pourrait secourir cette pauvre abandonnéequi venait de le qait* t^. Si la pèrË Puret «vait véritM>lBnient laissé nu i«ii-