‹ Au coin du feu, histoire et fantaisie [microforme]Chapitre 17 sur 33 · LY · texte numérisé non relu

LY

Sous M. de Montmagny (1636-1648), la pensée qui présidait à l'administration de la colonie était indifférente aux découvertes,

dés De la baie Verte, par la rivière aux Renards et le rivière Wisconsin, au Mississipi. \

ot selon toutes les apparences, il était plus

dans les habitudes de M. de Champlain que

dans celles de son successeur de s’enquérir de ce qui se passait à cinq ou six cents lieues de Québec, dans les contrées de l'Ouest, et

d'y envoyer des explorateurs.

Néanmoins, les découvertes de Nicolet donnèrent le branle à tout un mouvement pour atteindre les limites du continent daris la direction du Pacifique. Longtemps les ‘Français pensèrent y réussir en se dirigeant à l’aide du Mississipi ; c’est à déstrifluviens, les La Verendrye, qu'était réservé l’honneur de pousser le plus loin les explorations de l'Ouest sous le gouvernement français (1731-49).

En 1640, un Anglais du nom de Dermer, entreprit de chercher un chemin pour se rendre à la Chine à travers le nord de l'A.

mérique. Il en était à explorer ie Saguenay, lorsque le Père Vimont nous le montre comme un écervelé qui ne sait pas le pre.

mier mot de la chose qu’il cherche. ‘“ Quand il aurait trouvé la mer du nord, écrit:il, il n'aurait rien découvert de nouveau, ni rencontré aucune ouverture au Nouveau-

- Mexique. Il ne faut-pas être grand géographe pour reconnäître cette vérité.” Ce qui prouve-que les Français voyaient déjà assez . Clair sur. la carte l'intérieur du continent. La Relation de 4640 ajoute, parlant de la * région qui est au-délà du lac Huron :

Ce serait une entreprise généreuse d’aller découvrir ces contrées. Nos Pères qui sont aux Hurons, invités par quelques Al- gonquins, sont sur le point de donner jusque à ces gens de l’autre mer dont j'ai parlé.” Dans la pensée des Français, les Gens de Mer, à la recherche desquels Nicolet s'était mis, devaient être voisins du Pacifique.

La relation du Père Le Jeune indique clairement le désir que l’on avait de reconnaître ces contrées. Nous savons du reste que l’on ne tarda pas à se mettre à l’œuvre.

En 1641, le lac Supérieur, le lac. Erié, et certaines parties des terres du sud-ouest virent arriver les missionnaires et les trafiquants de pelleteries, |

M. Pierre Margry appuie fortement les, droits de Nicolet à la découverte d’une étendue considérable de pays au sud-ouest da lac Michigan : “ Les peuples que le-Père

mi 115. =

Vimont dit avoir .6t6 pour la plupart: visités par Nicolet sont les. Malhominis ou gens de la folle-avoine, les Ouinipigons ou |

Puans, les Poutéouatamis, les Illinois, les

Sioux et les Assinibornes. Ce sont là des noms bien connus de ceux qui ont. étudié

: l'histoire ancienne de l'Amérique du Nord,

etrien ne peut mieux nous expliquerla route vraisemblable de Nicolet que le récit de l'exploration de la baie des Puans en 1670

“par le Père Aliouez, exploration dans. la-

quelle ce Père trouva les Ousakis, les Poutéouatamis, les Maskoutins, les Ouinipigons, et les Miamis établis, dit-il, dans un très beau lieu, où l’on voit de belles plaines et des cainpagnes à pertes de vue. Leur rivière, ajoute-til, conduit dans la grande rivière nominée Mississipi. IL n’y a que six jours de navigation.”

Les Nadouessioux (Sioux) et les Assinibœls visités par Nicolet étaient les deux peuples les plus à l’ouest de tous ceux que le Père Vimont mentionne à propos de son voyage. L'idée de se rendre dans leur pays par la voie la plus directe paraît avoir con. duit les Pères Rymbault et Jogues, dès

l'année 1641, à entreprendre le voyage qui leur fit découvrir le lac Supérieur. . Sept ‘ou huit années plus tard, les Français étaient “déjà en rapport avec les Sioux par Chagoa- “migon qui est à l’extrémité sud du lac Supérieur, mais quatre-vingt dix ans devaient s’écouler avant que Pierre de la : Verendrye eût poussé ses découvertes jus:

qu’à la rivière des ‘Assiniboines, située à

|‘Touest du lac des Bois, et que Nicolet n’a

certainement pas visitée, quoïqu’il ait pu rencontrer des Sauvages du territoire qu’elle arrose.

A la suite du voyage de Nicolet et des entreprises des missionnaires, les peuples d’au-delà des grands lacs, dans la direction du Mississipi et du Missouri, commencèrent ‘à être connus. En 1654, il descendit même aux Trois-Rivières une flottille de traite ‘considérable qui venait de quatre cents lieues, et montée par cent vingt sauvages qui n'étaient jamais venus aux rives du

— 117 dés

Saint-Laurent, vers les Français. On:ies

appelait Outaouacks qui étaient le nom appliqué à plusieurs tribus de ces contrées.

Ils furent suivis par deux jeunes Français qui se rendirent avec eux dans leur pays et qui revinrent avec une seconde flottille de traite deux ans après, La Relation de 1656 dit que l’on avait souvenance d’avoir vu

‘parmi ces nations “ une assemblée de trois

mille hommes qui se fit pour traiter de la paix aux pays des Gens de Mer.” C'était sans doute l’une de celles tenues par Nicolet vingt ans auparavant.

Le colonel Wood, de la Virginie, qui habitait la rivière James, découvrit, dit-on, en diverses excursions de 1654 à 1664, plusieurs branches des grandes rivières de l'Ohio et du Mississipi. :

On soutient aux Etats-Unis que le colonel

: Wood découvrit le Mississipi en 1654 et

que le capitaine Bolton s’y rendit en 1670.

Ce qui est bien certain, c'est que les Français ont eu connaissance de ces régions avant Wood et avant 1654. Les preuves abondent. Outre le voyage de Nicolet et les notes des Relations, nous voyons que l’année

même du premier voyage de Wood, les nations de l'Ouest descendert jusqu'aux Trois- Rivières. Il faut bien croire qu’elles avaient été découvertes par les Français, car il est difficile de supposer des Sauvages “ décou- -vrant ” les établissements français situés à plusieurs centaines de lieues de leur pays

Espagnols, Anglais et Français sont sur | les rangs pour obtenir de l'histoire qu’elle les reconnaisse comme les découvreurs du Mississipi : De Soto en 1540, Nicolet en 1634, Wood en 1654, Bolton en 1670, Jolliet et Marquette en 1673, Hennepin en 1680, en enfin La Salle en 1682.

La gloire de la grande découverte appartient à Jolliet et Marquette, il n’en faut plus douter. Mais n’allons pas croire qu’il furent les premiers Français qui osèrent s’aventurer dans cette direction. Le voyage de Nicolet leur avait ouvert la voie.

C’est le premier Français connu qui soit allé au Mississipi. Ses découvertes n’ont pas été sans résultat comme celles de De Soto, du col. Wood et du capt. Bolton.

J'en conclus qu’il mérite une large place dans l’histoire de la découverte en question.

Après La vie active qu’il avait menée dans les bois pendant dix-sept ans, Nicolet fut employé sept autres années (jusqu’à sa mort) au poste des Trois-Rivières, le plus turbulant, le moins sûr de tout le pays.

Ayant en main les intérêts de la traite des Cent-Associés, on le vit plus d’une fois donner des preuves de l'empire qu’il exerçait sur les Sauvages. En de certains moments de crise, le poids de son influence mit fin aux difficultés de tous genres qu'’entraînent toujours les rapports avec les tribus sauvages. Son dévouement était acquis pour tous, Français ou Indiens.

Sa femme, Marguerite Couillard, filleule de Champlain, ne lui donna qu'une fille, laquelle épousa Jean-Baptiste le Gardeur de Repentigny, dont le fils, Augustin le Gardeur de Courtemanche, officier dans les troupes, se distingua par de longs et utiles services : dans l’ouest, fut un digne contemporain de Nicolas Perrot, de même qu’un honorable .

rejeton de son grand-père Nicolet.

Deux frères de Nicolet, dont l’un prêtre et l’autre navigateur, quittèrent le Canada, quelques années après sa mort. Il ne resta plus que le nom du courageux voyageur imposé par .les trifluviens à la rivière de | Nicolet, la même que Champlain avait baptisé ‘du nom de Pontgravé.

Noble homme Jean Nicolet de Belle.

borné, comme le qualifie l'abbé Tanguay d'après un document du temps, possédait, de concert avec Olivier le Tardif, son beaufrère, une terre (plus tard le bois Gomin) sur la route actuelle de Sainte-Foye près Québec. Le ruisseau Belleborne traverse une partie de la propriété de l'historien d, M. LeMoine et est. encore connu sous çe nom.

La guerre des Iroquois fournissait souvent à Nicolet des occasions de montrer son zèle pour le:service duroi:et de la religion ; sa mort ne manque pas de grandeur,

Une troupe d’'Algonquins des Trois-Ri-

BR qe mr

vibres ayant: capturé un Sokokiois (Sad:

vages de la Nouvelle-Angleterre dont là nation était alliée aux Iroquois), l’'amena de de. cette place pour le tourmenter. C'était le 19 octobre.1642. Le malheureux fu! livré à la barbarie des hommes, des. er‘ants ét des femmes,—ces dernières n'étaient pas les moins actives dans ces:sortes de. supplices.

La plupart de ces Sauvages étant païens, conséquemment peu susceptibles de-suivre les ayis des missionnaires, ou se trouva. fort en peine de savoir comment: délivrer le prisonnier. Nicolet eut pu être d’un grand secours en celte circonstance, mais il était parti depuis quelquèés semaines pour aller à Québec remplacer momentanément M.

Olivier Le Tardif, son beau-frère, commis général de la Compagnie de la Nouvelle- France, qui: passait en France. |

Les historiens qui ont fait de, Nicolet un commis général de la Compagnie se sont trompés. M. Gand, qui remplissait cette charge, mourut en activité l’année 1641 ; son successeur fut: Le Tardif, Nicolet, qui était l'interprète et-apparemment le principal employé-du poste des Trois-Rivières, n'exerça la charge de commis général qu’en

remplacement de Le Tardif, comme on vient:

de le voir. |

Le Père Le Jeune, montant aux Trois:

Rivières à l'époque où y arrivait le prisonnier en question, intercéda vainement pour lui auprès de ses bourreaux ; ceux-ci répondirent aux remontrances par de nouveaux tourments infligés à leur victime. M.

des Rochers, gouverneur de la place, voyant

‘qu'il n’obtenait rien de ces forcenés, envoya un canot à Québec avertir le gouverneurgénéral et solliciter l'intervention de Nicolet.

Le généreux employé, n’écoutant que son cœur, se jeta dans une caaloupe, avec .

M. de Chavigny, et deux ou trois autres Frañçais qui allaient à Sillery, où demeurait M. de Chavigny. C'était à la fin d'octobre, sur les sept heures du soir, au milieu d'une tempête épouvantable. Ils n'étaient pas arrivés à Sillery qu'un coup de vent du nord-est fit chavirer la chaloupe. Les naufragés s'accrochèrent à l’embarcation renversée sans pouvoir la remettre à flot. Alors Nicolet s'adressant à M, de Chavigny, dit :

“ Sauvez-vous, vous savez nager, je ne le sais pas. Je m'én vais vers Dieu Je vous

AO

recommande ma femme et ma fille” M. de Chavigny se jeta seul à la nage et atteignit la terre avec beaucoup de peine. Les malheureux qui restaient cramponnés à la chaloupe furent emportés par les vagues à mesure que le froid les gagna.

La perte de Nicolet fut vivement regrettée, car il s'était concilié l'estime et l’affection, non-seulement des Français, mais encore des Sauvages. ‘Il était également el uniquement aimé des Sauvages et des Français. Il couspirait puissimment, autant que sa charge le permettait, avec nos Pères, pour la conversion de ces peuples, lesquels il savait manier et tourner où il

. voulait, d’une dextérité qui à peine trouvera

son pareil (Relation de 1643)” Souvent déjà, il s'était exposé au danger de la mort pour des motifs de charité. ‘“ Il nous a laissé, observe le Père Vimont, des exemples qui sont au-dessus de l'état d’un homme marié et tiennent de la vie aposto-

lique et laissent une envie aux aus ie religieux de limiter.”

Tel fut Jean Nicolet, un ile: de cœur qui travailla, sans songer à la gloire!

pour établir le nom français et la religion dant ces contrées barbares.

Le premier mot de notre histoire Est na long cri de dévouement.

Un jour que François 1er entendait pour la centième fois une opinion alors courante, il éprouva un mouvement d’impatience,—et de là est venu la première décevante du Canada.

. Comment! s'était écrié le monarque, les mers nouvelles sont sillonnées de na:

vires espagnols, les moindres îlots sont foulés par des pieds espagnols ;—reste-til des terres quelque part où les blancs ne soient

pas encore parvenus, il faut ne pas les toucher, en attendant qu'il plaise aux navigateurs espagnols de les aller découvrir ! Cela est trap fort. Si l’on ne me fait voir l’article du testament d'Adam qui accorde les trois quarts du globe au roi d’Espagne et rien à la France, je vais réclamer ma part de l’héritage et opérer des découvertes pour le compte de ma couronne f:

Ainsi parlant, il prescrivit au sieur Cartier de pénétrer dans les passes du nord et de pousser jusqu’à la Chine ou au Japon, — mais on sait qu’il n’alla pas si loin.

Soixante-et-dix ans plus tard, le bon roi Henri IV voulut recommencer tout cela. IL s’y'prit mal et laissa de ce côté des mers une trentaine de Français très empêtrés. Sully en eut grande joie:

C'est Richelieu qui renoua le ül rompu de ves tentatives. On se remit à découvrir le Canada et à le vouloir peupler. Au bout .

de quarante ans, la colonie, affamée, oubliée, entourée par les Iroquois, n'en pouvait plus, et le Canada cessait encore une fois d’avoir une place dans la mémoire des hommes, il restaitici trois mille Français,

Colbert n'avait pas peur des Espagnols, mais il redoutait les Anglais : c’est pourquoi il ft redécouvrir les bords du Saint-Laurent et même un peu le Mississipi. Ces opérations nous mirent les Yankees sur les bras, Nous étions dix mille Français ayant place au soleil.

Tant que le castor donna et que l’on réussit à nous l'acheter, pour du papier devant iequel le trésor français ne manquait pas de faire banqueroute, le Canada fut considéré comme à peu près decouvert. Nous étions trente ou quarante mille Français “francs

comme l’épée du roi. ” Il y eut des écrivains

qui s'occupèrenf de “notre sort,—les uns dans un bon esprit, les autres tout au contraire.

Cette existence qui avait des charmes pour les fonctionnaires que l’on nous envoyait de Paris, cessa d’un coup, au lendemain de 1759. Soixante mille Français étaient retombés dans le néant, aux yeux de la France;—mais alors on patenta à Londres d’intrépides découvreurs qui exprimèrent le désir de commencer sur cette terre entièrement nouvelle une colonie de leur fabrique. En Angleterre on les crut, parce

.que le pays de Canada était désert. Il ne convenait pas de tenir comate de quelques sauvages ni des nombreux Français qu’on y ‘avait trouvés lors de la récente découverte. On alla de ce train quelque temps, puis les «atfaires d'Europe s’altérèrent terriblement.

Nous arrivâmes à trois, quatre, cinq, six cent mille individus.

. La révolution ‘rançaise, les guerres de ‘Bonaparte, les affaires des Indes et de l’Algérie absorbaient tout. La vieille tradition ‘d'oublier le Canada redevint toute puissante, ‘De temps à autre, une clameur de nos ‘Chambres d’Assemblées faisait dresser l’o- ‘reille. Or allait même jusqu'à se proposer de voir ce qu’étaient devenus les gens partis des Trois-Royaumes pour le nord de l’Amé- ‘rique, in that awful cold country; mais des complications politiques, des guerres, des intérêts ‘‘ géréraux ” distrayaient constam- ‘ment l’Européen de ce soin. Nous atteignîmes huit cent mille âmes françaises, à “part deux millions d’Anglais.

La paix arrivée, on ne savait plus au juste dans ue rhumb de vent se rençontralent

(té:

Napoléon IIT reprit l’œuvre tentée par Fran-

"çois Ier et nous envoya la Capricieuse. Cette

dernière découverte fit grand bruit au Canada, mais pas du tout en France.

Depuis ce moment, il semble que l’Angleterre veuille revenir à ses premiers instincts. Il y a des journalistes à Londres qui ne se trompent que lorsqu'on leur demande si le Canada fait partie de la colonie du cap de Bonne-Espérance où de la République Argentine. Ilest fort possible que, cette fois, nous ne retombions pas dans l'oubli où, à tour de rôle, la France et l'Angleterre nous ont repoussés si souvent depuis plus de trois siècles, J’aime à croire que la liste des découvreurs du Canada est tout-à-fait close, car nous sommes un million et demi de Français sur cette terre tant de fois perdue et retrouvée.

Reste à éduquer les écrivains des deux grandes nations qui ont envoyé leurs enfants dans nos parages. Puisque la presse est la quatrième roue du char de l'état, il est fort à désirer que nous puissions la voir tourner un peu à notre intoion. Pour cela il lui faut revenir de loin! af

Dans un ouvrage qui a été beaucoup lu ces dernières années, M. Gustave Aimard s’est donné la peine de révéler l'existence de notre population : ‘Le Canada, ditil, compte vingtcinq mille habitants. IL en pourrait contenir le sextuple.” Six fois vingt cinq feraient cent cinquante mille :— c’est la population de la ville de Montréal ! On pourrait aussi, par la même occasion, mentionner au moins un million de Canadien Français groupés dans une seule province, et deux ou trois millions d’Anglais, mais bah!

Un dictionnaire géographique, publié en Angleterre, nous informe que le Canada renferme à peu près sept mille âmes!

Passe pour un Français qui s’embrouille, dira le lecteur, mais les Anglais, qui ont iei leur pavillon, doivent être au fait de tout ce qui nous concerne,

: Avant 1867, il y avait à peine quelques individus en Angleterre qui éussent des ren-

seignements sur notre pays. On ne saurait croire jusqu'où l'ignorance a été poussée par moment.

En 1812, un homme d'Etat anglais proposa d'envoyer une eseadre jusqu’au fond de l’Erié, pour bala yer le Littoral américain de ce lac. Il oubliait tout simplement !

chute de Niagara. On le prit oepen”

sérieux et des frégates partirent pour :

mission. Afin de ne manquer de rier *?

on les avait munies d'appareils à puutier l’eau de la mer. Purifier l’eau des lacs canadiens, et franchir d’un bond le Niagara, deux bourdes qui me paraissent dignes de passer à la postérité la plus reculée.

Dans le même temps, on expédiait d’Angleterre à Montréal des planches de bois canadien pour les boiseries d’an bureau, — le tout accompagné d'outils, tels que mail lets, coins, chevalets, établis etc., pour que rien ne manquât aux ouvriers. Il y aurait un volume à écrire sur les extravagances du commissariat anglais durant cette guerre:

On dépensa pendant longtemps . cinquante mille piastres par jour, dont une bonne:

Page 1