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Voici comment est rapportée l’origine des guerres entre les deux races :
De jeunes Iroquois, invités par un parti
. Le Æfomoire de :fiooias Perrot; pi &' Ferlaid/Obtit dé Hisâoire, vol 1, p. 95.
de jeunes Algonquins fanfarons à les suivre à la chasse, furent assez heureux pour les surpasser et abaitre plus “e gibier que ces chasseurs. L'amcur-ÿropre des Algonquins s'en trouva froissé. Ce fut la cause d’une série de différends qui aboutirent à la guerre ouverte.
La supériorité des Algonquins dans les armes se manifesta dès les premières rencontres ; il ne paraît pas non plus qu'ils aient éprouvé d'échecs considérables dans le cours de cette première guerre. Ayant vaincu aisément les Iroguois, ils s’emparèrent de leur pays.
Le témoignage de Bacqueville de la Potherie n’est pas sans importance en cette matière comme en nombre d’autres. Al dit qu'après leur défaite “les [roquois rongèrent leur frein. Au printemps suivant, ils retournèrent dans leurs premières terres qui étaient aux environs de Montréal et le long du fleuve en montant au lac Frontenac (lac Ontario) ” (1).
«L'Histoire de l'Amérique Septentrionale, vol [Y, pe 268. WW
: Peut-être s’agit:il-ici non de toute. la race
Fe iroquoise, mais de quelques tribus. (les Hues rons ?). qui-auraient réussi à “eprendre pos: es session'de leurs terres, comras nous le ver: du . rons par la suite:
a Toutefois, s’il s’agit-de la race entière, its ne restèrent pas longtemps dans les envi:
rons de Montréal, car il.est certain qu'ils se Les retirèrent vers le lac -Erié, d’où une nation: mL du:voisinags les.chassa presque aussitôt. Ils: ils ‘ se réfugièrent sur larive-Est du lac Ontajai rio, de manière à s'étendre sur le lac Cham. as plain, aux sources de la rivière Sorel, dont du l'émbouchure leur oùvrait une porté en (À pléin lac Saint-Pierre, entre les Trois-Ri- (1 PO" vières et Montréal (1). || 1 bte Il n’est guère possible de préciser l’époque 1 ait où commença cette division entre. les: deux | (4 è- races ; mais tout nous porte à croire qu'elle 1! ils eut lieu vers le temps (1492) où Christophe. 1 | es | Colomb découvrit l'Amérique, ou même un 1 le peu plus tard. | 6:
Les Houendais (plus tard les Hurons), forte
1 Mémoire de N. Perrot, p. 10-12. Ferland, Coure d’Æee éoire, voi. 4, p. 46. |
ttibu iroquoise, paraissent avoir cherché les premiers à reprendre possession du pays perdu. Ils battirent la tribu algonquine des Onontchataronnons (plus tard la tribu de l'Iroquet) qui s'était installée sur l'île de Montréal. Cela dut avoir lieu entre 1500 et 1530 * peu près.
Fa tribu de l’Iroquet prétend, disent les Relätions dés Jésuites, avoir occupé l'ile de | Montréal et les terres qui sont du côté de Chambly et de la ville de Saint-Jean.
“ Voilà, disait en 1644 l’un de ces Sauvages, voilà où il y avait des bourgades très peuplées. Les Hurons, qui pour lors étaient nos ennemis, ont chassé nos ancêtres de cette contrée. Les uns se retirèrent vers le pays des Abenaquis (le Nouveau-Brunswick) d’autres allërent trouver les Iroquois et une partie se vendit aux Hurons mêmes et s’unit à eux. ” (1)
“ Les Hurons qui alors étaient nos ennemis, ” cela ne donnet-il pas à penser qu'il s’agit d'une époque antérieure à la découverte du Canada? Nous ne connaissons