LES RELIGIEUSES AU CHOTA NAGPORE
Les Ursulines de Thildonck. — Les Sœurs de Sainte=Anne.
Depuis quelques années, des Sœurs Lorettines Irlan- Les ursuunes daises travaillaient au Chota Nagpore. Quand, laissant un ineffaçable souvenir de leur dévouement, elles quittèrent leur résidence de Ranclii pour aller à Morapaï, dans les XXIV Pergannalis, elles furent remplacées par les Soeurs Ursulines de Thildonck (i).
A peine arrivées, en janvier 1908, les religieuses belges se mirent à l'œuvre et prirent la direction de la vaste école des filles à Ranclii.
Il est aisé de comprendre combien pareil apostolat est nécessaire. Sans religieuses, l'éducation des filles indigènes devient presque impossible; sous leur direction maternelle, au contraire, ces enfants élevées dans la pratique de la vertu, seront plus tard d'excellentes mères chrétiennes, régénérant la population par la transformation des familles. Aussi, les missionnaires désirent-ils voir les résidences des Sœurs se multiplier; aux maisons de Kanchi et de Khunti s'ajoutera bientôt celle de Tongo, et l'emplacement d'un quatrième couvent est déjà décidé.
(i) Les Ursulines de Thildonck-lez-Louvaiu forment une des branches les plus florissantes de la grande famille religieuse fondée par sainte xVngèle de Mérici. C'est un prêtre éminent, le Révérend M. Lambertz, curé de Thildonck de i8i5 à 18G0, qui en 1818, jeta les fondements de la nouvelle congrégation; il adopta en i83i la règle des Ursulines de Bordeaux, et bientôt son œuvre prit une extension prodigieuse ; quand il mourut en odeur de sainteté en 1809, il avait fondé quarante maisons.
Les Sœurs de Sainte-Anne.
Dieu se plaît à combler cette mission de ses divines faveurs. II y a vingt-cinq ans à peiue tout était païen, et voici que parmi ces âmes fraîchement régénérées, ijarmi les pauvres femmes kôles, Il a voulu se choisir des vierges qui lui fussent spécialement consacrées.
Le 6 février 1899, dans la chapelle des Sœurs à Ranclii, un si^ectacle sans précédent au Cliota Nagpore s'offrait aux regards des chrétiens. Au jned de l'autel, quatre jeunes filles indigènes, en robe blanche de fiancée et la couronne de lis au front, s'inclinaient devant l'archevêque pour recevoir l'habit religieux. C'étaient les prémices de