‹ Au Congo et aux IndesChapitre 40 sur 114 · DA^S LES ROSEAUX · texte numérisé non relu

DA^S LES ROSEAUX

tige et une autorité étonnante sur la population des villages voisins.

Il n'est pas jusqu'aux vieux sauvages qui ne subissent leur ascendant; ils se rapprochent bientôt des petits colons, et en grands mendiants qu'ils sont, tâchent d'obtenir des cadeaux.

L'espoir d'eu recevoir davantage les attire aux prières, aux catéchismes. Ils apprennent ainsi qu'après cette vie tout n'est pas fini, qu'il y a un Ciel pour ceux qui se font chrétiens, et, quand ils sentent que leur dernière heure est là, songeant à ce paradis et voulant y aller, ils demandent le kapita et se font baptiser.

io8

Souvent aussi les catéchistes ont l'occasion de conférer le ba])têine aux petits enfants malades. zimbu. Il y avait à Kisantu un pauvi-e diable de noir, que la

maladie du sommeil avait rendu fou. On avait même dû le séparer tout à fait des autres parce qu'il devenait dangereux. C'était un ancien catécliiste. Plusieui's fois on avait essaj'é de le confesser, mais la tête était bien partie.

Un matin, on remarque qu'un i)etit garçon est atteint par le teriible mal. Vite ou l'écaite des autres et on le met dans un cliimbek à quelque distance de celui de Zimbu — c'était le nom du fou. Le soir, le train devait amener quelques Blancs.

Pour les recevoir, les Pères se rendaient au garage du chemin de fer, quand tout à coup un noir accourt :

« Mfumu, vite, venez!... le petit garçon de ce matin va mourir. »

Le Père Hendrickx part, et, à côté de la hutte de Zimbu, au milieu d'un groupe de nègres, il trouve l'enfant déjà mort.

Le Père fait de vifs reproches : « Comment n'êtes-vous pas venu nous chercher plus tôt?... Voilà que par votre faute ce pauvre petit est mort sans baptême!...

ki: te

tsm^

Page 1