‹ Au Congo et aux IndesChapitre 25 sur 113 · I.E P. VAN NAEMEN · texte numérisé non relu

I.E P. VAN NAEMEN

» L’ensemble me rappelait les grandes usines de Belgique, que plusieurs fois j’avais eu l’occasion de visiter... (i). »

Etrange côté de la vie du missionnaire, que cette nécessité de pourvoir soi-même à tous ses besoins !

Ici en Belgique, a-t-on envie d’un écrou, on appelle le forgeron.

Je veux bâtir... Un architecte accourt, suivi d’un entrepreneur avec ses charpentiers et ses maçons.

Je désire des souliers... Le cordonnier prend mesure... Voilà, monsieur!...

Au Cougo, il y avait bien quelques forgerons indigènes, mais ces pauvres diables en étaient à l’A B C du métier.

De cordonniers, de maçons, il n’en était pas question, puisque les nègres courent pieds nus et ne bâtissent pas en briques!... Les Pères, donc, et surtout les excellents Frères coadjuteurs, ont dû se faire tour à tour, suivant les besoins du moment, scieurs de long, menuisiers, maçons, briquetiers, zingueurs, jardiniers, laboureurs, fermiers, etc. !

Avant de partir, on avait eu soin de les initier quelque peu à ces divers métiers.

Les résultats ont dépassé les espérances, car les élèves qu’ils ont formés rendraient des points à bien des ouvriers d’Emope.

Aujourd hui, les Freres n’ont plus qu’à indiquer l’ouvrage à faire. Ils ne doivent même plus surveiller l’exécution.

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