OBSTACLES ET RÉSULTATS GÉNÉRAUX
Obstacles. — Le climat. — Abrutissement et corruption des Noirs. — La maladie du sommeil. — Mauvais vouloir de certains Blancs. — Résultats généraux. — Nombre approximatif des baptêmes. — Résumé.
Il nous reste à parler des divers obstacles qui entravent l’action des missionnaires au Congo, et des résultats obtenus jusqu’ici.
Devant les prêtres colonisateurs se dressent des difficultés de tout genre : c’est d’abord le climat qui épuise les missionnaires et les décime — douze morts en treize ans! — et laisse les autres affaiblis et énervés par cette clialeur fiévreuse.
C’est ensuite le terrible abrutissement, la corruption de cette malheureuse race noire. Pauvres gens!... On peut, sans les calomnier, les mettre bien bas dans les degrés de l’espèce liumaine. En eux, la bête domine presque toujours, et combien écoeurante, bêlas!...
« Vous voudriez savoir, écrivait le Père Henry Beck, si je n’ai pas encore eu de désillusions?
)) Oui! j’en ai eu une, et bien forte : c’est par rapport aux Noirs. Depuis des années, j’avais annoté les passages où l’on relevait leurs qualités morales, parce que tant d’autres les décrient. Hé bien! plus je les connais, plus je dois avouer qu’ils se rapprocbeut de bien près de la brute : C’est toujours la même histoire, le ventre, rien que le ventre : voilà leur dieu; manger... boire... voilà leur ciel. »
Le climat
Abrutissement et corruption des Noirs.
Puis une insouciance complète pour toute cliose; on ne peut jamais compter sur eux; c’est désespérant! Pour le moindre motif, ils quittent remi)lacemcnt qu’ils occupent et vont établir leur village ailleurs. Les fermes-cLapelles ne peuvent pas rester isolées des hameaux indigènes, puisque les jeunes colons sont des habitants de ces villages. Le Père Hendrickx dut recommencer jusqu’à six fois la fondation d’un meme poste. « Ah! nous disait-il, quels garnements ! inconstants comme des papillons! » Et menteurs! et voleurs!.,, on ne s’en fait pas d’idée. En jour, à Kimuenza, ou piendun gamin en flagrant (lit de larcin. On le punit : ce Hé bien? volerez-vous encore?... — Tous pouvez me tuer si vous '(ouhz, mais je ne cesserai pas de voler ! v Beaucoup de ces pauvres diables sont peu intelligents, presque tous liaresscux et lascifs. Et avec toutes ces belles qualités, ils sont vaniteux et vous 1 rennent des airs de matamore!...
Autant de défauts que l’on doit attaquer sans cesse. Les missiou- ] n aires en viennent à bout à force de fermeté douce et de patience.