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LABOUREUR IXDOU DANS UNE RIZIÈRE

aiîpelées par le roi à faire les sacrifices, et probablement ainsi donnèrent naissance à la caste sacerdotale. Ce furent les Brnhmes ou lU’êtres. D’autre part, au cours des guerres et des conquêtes, certains soldats de fortune a3mnt reçu plus de terres en partage, les firent labourer par des ennemis réduits en esclavage, et devinrent ainsi

(i) W. W. HüNTER : The Impérial Gazeileer of India. Ilunter fut, au XIX® siècle, un des plus remarquables fonctionnaires anglais de 1 Inde.

les « guerriers « compagnons du roi, les Kshcütryas ou Rajahs..

Les agriculteurs gardèrent leur nom de Vaisyas; quant aux ennemis, captifs, serfs et esclaves, ils devinrent les Siidras, commis aux plus vils travaux et exclus des sacrifices et des fêtes i-eligiciises.

Les Bralimes n’établirent leur suprématie qu’après de longs démêlés avec les Ksliattr^'as ; d’ailleurs ces derniers firent, paraît-il, cause commune avec le bouddhisme, et les Brabmes, excluant les traîtres, admirent à leur l^lace les guerriers Rajpiises, qui donnèrent origine aux familles rojmles de l’Inde.

Cette répartition, si simple d’abord, s’est singulièrement compliquée. Grâce surtout aux différences de lieux et d’emplois, qui en firent de vrais corps de métiers, ces quatre catégories se subdivisèrent en une multitude de castes, séparées par des lignes de démarcation telles, qu’elles s’opposent à toute espèce de fusion et surtout aux alliances matrimoniales. D’après Hunter, les castes des Brabmes seules s’élèveraient au chiffre de i,886 ; celles des Sudras sont bien plus nombreuses encore, et j^armi elles, quelques-unes sont particulièrement méprisées : telles, les castes des barbiers, des blanchisseurs, des tanneurs et des iiotiers.

Que dire des « sans caste », des Parias ?

Excessif en tout, l’Hindou, qui rend aux Brabmes des honneurs i^resque divins, traite le Paria avec le mépris le plus profond ; sa seule i^résence l’empêche de porter un met à la bouche. «Aussi, mis au ban de la société, les Parias ne font rien pour se relever. Ils ont pris le goût du cloaque et se complaisent dans un abaissement où ils trouvent une liberté relative que n’ont point leurs maîtres Brabmes ou Sudras. Ceux-ci, par exemple, s’abstiennent de viandes et de liqueurs, font de pieuses ablations, et se drapent dans le splendide mensonge des vertus païennes. Mais personne ne s’étonne de voir l’ivrognerie, la gloutonnerie, la malpropreté et tous les vices grouiller dans les bas foudsde la caste réputée immonde, (i) »

(i) .4u pays des Castes, iiar le Père Coubè, S. J.

Quant au Bralime, il a gardé, à travers les siècles, toute la morgue des anciens temps : si pauvre soit-il, il se considérera toujours comme infiniment supérieur au plus riche bancxuier « Vaisya ».

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