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LE CATHOLICISME A CALCUTTA

La ville. — Le collège. — Les paroisses. — Œuvres. — Climat.

Dès l’abord les missionnaires s’établirent à Calcutta. Cette ville devait être le centre de la nouvelle mission.

La ville, Calcutta, bâtie sur l’Hougly, un bras du Gange, n’était à

la fin du xvii® siècle qu’un établissement commercial et militaire anglais, englobant quelques villages situés au milieu des marais. Aujourd’hui, cajiitale de la Présidence du Bengale et de l’empire des Indes, elle compte, avec ses faubourgs, 8oo,ooobabitants. Son nom seul évoque l’image de ses nombreux monuments, de ses grandes constructions à colonnades et à frontons, entourées de pelouses et de ravissants jardins.

Dans les rues, sur les quais, aux marchés, se rencontrent les types et les accoutrements les plus divers. Euro-

péens, Hindous, Arméniens, Grecs, Juifs, Parsis, dans leurs costumes si variés.

Il y a dans la grande capitale deux villes distinctes: la « ville blanche », belle et spacieuse, contraste étrangement avec les quartiers indigènes de la « ville noire », aux ruelles non pavées, bordées de misérables huttes de boue ou de feuillnge.

A peine débarqués, les missionnaires ouvrirent le col- te collège, lège Saint-François-Xavier, appelé à un avenir brillant, et qui reçut tant de fois les marques de la haute sympathie des vice-rois de l’Inde.

Dès le début les élèves furent nombreux. Cinq cents en 1871, ils sont aujourd’hui plus de huit cents, de races et de

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