UNE ÉQUIPE DE FOOÏ-BALI. AU COLLÈGE DE CALCUTTA
cultes les plus divers. En 18G2, le collège s’affiliait à l’Université de Calcutta. Les maîtres suivent le programme d’études rédigé par le gouvernement et, pour l’examen, présentent leurs élèves devant le jury de l’État. L’ensei-
Les paroisses
gnement conduit jusqu’aux études supérieures de la faculté des Arts. Ce fut, avec l’administration des paroisses de Calcutta, la in’emière ». œuvre des missionnaires belges.
Calcutta, comme sée en paroisses, gâtions, leurs missionnaires en les paroisses de Sacré-Cœur, de çois - Xavier, rèse — celleouvriers deux
nos villes d’Europe, est diviavec leurs écoles, leurs congrépeuvres de bienfaisance ; les constituent le clergé. Ce sont l’église métropolitaine, du Saint-Thomas, de Saiut-Erande Saint-Jean, de Sainte-Théci destinée ^surtout aux Bengalis. En outre, chapelles :
ÉGLISE DU SACRÉ-CŒUR A CALCU'l'TA
Saiut-Josei)h (i) et Saint-Patrick du fort William, dont la
(i) L’église Saint-Jo.seph est affectée aux chrétiens !Madrasis; originaires du sud de l’Inde et ])arlant le tamoul, ces braves gens sont engages comme serviteurs dans les familles riches de Calcutta.
garnison compte toujours plusieurs centaines de soldats catholiques.
Si nous ajoutons les conférences scientifiques dans les sociétés indiennes, la visite des hôpitaux, des malades, et des vieillards des Petites Sœurs des pauvres, les services rendus aux Congrégations catholiques enseignantes, nous aurons énuméré les principaux travaux que se partagent maintenant dans la capitale environ cinquante religieux belges.
La chaleur à Calcutta est parfois extrême. D’une moyenne de 21 degrés centigrades, elle s’élève, pendant les mois d’été, jusqu’à 40 et, à certains jours, jusqu’à 44 degrés. Alors, quand le soleil de midi pèse sur la blanche ville, on a peine à se rafraîchir dans l’atmosphère brillante des intérieurs. Braver, ne fût-ce que le temps de traverser une cour, l’embrasement de l’air, s’exposer quelques secondes seulement à ces rayons qui tombent verticalement du ciel, c’est souvent la mort foudroyante.
« Venez voir ma chambre, écrivait jadis le Père Carbonnelle, professeur de physique au Collège, elle a quatre fenêtres : deux au midi par où le soleil n’entre pas, et deux à l’orient, où des persiennes lui interdisent l’accès chaque matin. Mon lit est une espèce de large sopha, sur lequel il y a un je ne sais quoi qui n’est ni une paillasse ni un matelas. C’est un sac plat de 8 à 9 centimètres d’épaisseur, rempli de crin; par-dessus, deux draps de lit — c’est du luxe, la plupart des gens dans ce pays n’en emploient qu'un seul — et un oreiller dur comme le matelas. Mais le plus intéressant c’est le moustiquaire : quatre montants supportant un rectangle horizontal auquel est suspendue une pièce de tulle qui vient se terminer sous le matelas. Derrière ce fragile rempart, s’il n’a de brèche eu nul endroit, ou goûte le plaisir d’entendre bourdonner les moustiques impuissants et exaspérés.
» J’ai d’ailleurs d’autres compagnons de chambre ; des centaines de fourmis noires ou rouges, des lézards, d’horribles cancrelats brun foncé... De temps en temps, un galop de rats ou de souris. »
Œuvres.
Climat