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NOTRE PREMIER MINISTRE DES COLONIES

Monument DE BRUYNE et LIPPENS à Blankenberghe

Helleputte, Hymans et Huysmans, le Congo, d'Etat indépendant est devenu Colonie Belge, de grands progrès ont été accomplis dans toutes les branches de la colonisation.

J'estime que c'est pour moi un devoir et un très grand plaisir d'en signaler les principaux.

1°) Introduction du commerce libre s'appuyant sur le travail libre.

2°) Introduction de la monnaie et perception de l'impôt en argent.

3°) La lutte contre la maladie du sommeil.

4°) Décentralisation et initiative plus large laissée au gouvernement d'Afrique.

5) Les travaux publics et les moyens de transport ont été considérablement améliorés (Chemins de fer, porls, navigation fluviale).

6°) Des tribunaux ont été installés dans tous les centres principaux.

7°) La force publique a été réorganisée et considérablement augmentée.

8°) L'instruction publique a été organisée et l'hygiène a fait de grands progrès. Des écoles professionnelles ont été créées dans les centres principaux.

9°) Des postes de télégraphie sans fil ont été établis.

10°) Le régime fiscal a été considérablement amélioré et simplifié.

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11°) De très utiles œuvres scientifiques, telles que, le Musée de Tervueren, l'Ecole coloniale et l'Ecole de médecine tropicale, ont été créées.

12°) Des pêcheries modèles, où les indigènes peuvent venir s'instruire, ont été établies.

Enfin l'industrie et le commerce ont fait des progrès énormes.

Ces progrès, nous les devons principalement à M. Renkin, Ministre des Colonies, ainsi qu'aux travaux des membres du Conseil Colonial.

Mais à côté d'eux, il y a eu d'autres travailleurs, dont il serait profondément injuste de laisser tomber les noms dans l'oubli.

J'ai déjà cité les noms de quelques-uns de nos glorieux morts; aussi je ne citerai maintenant que les noms de ceux que j'aime à croire encore en vie.

Dans le service administratif nous avons les Van Eetvelde, les Janssen, les Wahis, les Droogmans, les Liebrechts, les de Cuvelier, les Arnold, les Fuchs, les Van Gèle, les Wangermée,les Malfeyt,les Lantonnois, les Mahieu, les De Keyser, les Baerts, les Leplae, les Le Marinel, les Lombard, etc

Parmi les soldats je citerai :

de Macar, Lothaire, Jacques, Descamps, Chaltin, Gillain, Henry, Daenen, Cassart, Renier, Bastien, Dubreucq, Gervais, Bollen, Sillye, Yan Riel, Rue, De Grez, Sauvage, etc

Parmi les missionnaires MM. Sims, Grenfeld, Bentley, le Père Canibier, Monseigneur Roelandts, Monseigneur Van Ronslé, le Père Liagre, le Père Gheluy, etc

Les industriels et les commerçants qui ont tout à la fois créé la richesse de notre colonie et aidé puissamment au développement de la Belgique, s'appellent :

Alexandre, Delcommune, Thys, Bolle, Lacourt, Hallet, Baron Goffînet, Baron Empain, Baron Lambert, Comte d'Ursel, etc

Les ingénieurs et les savants :

Charmanne, Goffin, Paulissen, Adam, Cito, Cornet, Dr Etienne, D' Broden, Dr Dupont, D' Dryepondt, D Carré, Dr Van Campenhout, les Professeurs Laurent et Ambroise, le Lieutenant-Colonel Cabra, le Lieutenant Hutereau, etc

Tous ces noms sont connus du public. On ne saurait trop les répéter et tous devraient être gravés sur l'airain.

Nous devrions aussi nous faire un devoir de les apprendre à nos enfants, puisqu'ils représentent les vertus qui nous sont les plus chères.

Si les uns sont synonymes de courage, d'audace et de bravoure, les autres signifient travail, énergie, ténacité, progrès, science, organisation, perspicacité, justice, abnégation et charité.

Je viens de donner une rapide énumération des grands progrès réalisés au Congo.

Est-ce à dire que tout soit parfait dans notre belle Colonie ?

Certes non, puisque toute œuvre humaine est perfectible.

Je suis d'autant plus à l'aise pour écrire ces lignes que S. M. le Roi et le Ministre des Colonies sont les premiers à proclamer cette vérité.

Parmi les réformes qu'il nous reste à accomplir, il y en a une demi-douzaine qui sont capitales.

Sans avoir la prétention de vouloir résoudre ces questions (ce livre ne comportant pas un pareil travail) je demanderai cependant à mes lecteurs, la permission d'attirer leur attention sur quelques points et, m'enhardissant de leur bienveillance, je pousserai même l'audace jusqu'à émettre des vœux.

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