I. Journal de Vcri; et Souvenirs de Moreau
3. Documents publiés par M. Dubois de TEstong. — Cette lettre et lu précédente sont renfermées dans une chemise, où un lit cette annotutioa de la main de Malesberbes : « Deux
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taire, et ne se plaignit pas au Roi, comme on s'y attendait, comme on le désirait peut-èlre^
Ainsi, de tous côtes, s'amoncelaient les inimitiés, ainsi mille nuages, épars à l'horizon, annonçaient la prochaine venue de l'orage. On peut, sans blesser la justice, faire la part de Turgot dans la faillite, imminente aujourd'hui, de sa noble entreprise, ^on ({u'ilsc soit montré inférieur à sa tâche; mais le talent d'administrer ne saurait suffire à lui seul, sans l'art de gouverner les hommes. Turgot possédait l'un, et il ignorait tout de l'autre; il semblait démontré qu'il ne s'y instruirait jamais. « M. Turgot, remarque Sénac de Meilhan, ne savait point composer avec les faiblesses humaines... Il agissait comme un chirurgien qui opère sur des cadavres et ne songeait pas qu'il opérait sur des êtres vivants. »
De là, l'invincible découragement que l'on peut constater dès lors dans le langage de ses meilleurs amis. « Nous ne devons plus, lui écrira l'un d'eux-, vous tourmenter des reproches dont nous vous avons accablé sur les accessoires repréhensibles de votre abord et de votre maintien. Ni vous ni moi nous ne corrigerons vos défauts... Mon ami, faites le bien comme vous l'entendrez. Ecrivez beaucoup au Roi,
lettres de madame de Polignac qui ont fuit du bruil dans le temps, et qu'on fera peut-être bien do brûler. »