‹ Au couchant de la monarchieChapitre 111 sur 148 · Lettre de l'obbé de Véri ù Turjfot. Ibidem · texte numérisé non relu

Lettre de l'obbé de Véri ù Turjfot. Ibidem

car vous écrivez parfaitement, mais vous ne discutez pas de même de vive voix. Agissez dans rinléret public, et croulez, si besoin est, pour l'avoir voulu servir avec courage. — Je ne veux que ce que je crois le bien du Roi, répondait le ministre. Il a plus besoin de moi que je n'ai besoin de lui. S'il me renvoie, ou si je le quitte, parce que ma besogne deviendra impossible, qu'est-ce que je perds? » Et il reprenait peu après : « Quand le Roi devrait me congédier demain, je lui dirais aujourd'hui : Voilà ^ selon moi, ce que {fous deifez faire» Je ne sfous le répéterai pas après-demain^ puisque vous ne voulez plus de moiy mais il est de mon devoir de mettre jusque-là cette vérité sous vos yeux. Lorsqu'on n'a pas l'art des ménagements, concluait-il, la vérité est toujours la meilleure ressource. Si la vérité ne réussit pas, je m'en irai avec elle. »

Un homme qui pense et parle de la sorte se grandit sans doute pour l'avenir, mais il se perd dans le présent. Il nous reste à montrer quelles machinations d'un côté, quelles maladresses de l'autre, allaient, en l'espace de quelques semaines, précipiter le dénouement.

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