‹ Au couchant de la monarchieChapitre 26 sur 148 · Réflexions hisiorit/uef · texte numérisé non relu

Réflexions hisiorit/uef

LOUIS XVI ET TURCOT. (i7

pérc l'àmc de la jeune princesse. « La Reine, remarque Mercy-Argenteau *, a oublié tout ce qui avait pu lui déplaire (quand elle était Dauphine), il n'y a que le duc et la duchesse d'Aiguillon qui soient exceptés de cette règle de bonté. » Au cours de la présentalion qui suivit Tavènement au trône, on obsena que la souveraine, aimable et accueillante avec toutes les femmes de la Cour, n'avait pas adressé un mot à madame d'Aiguillon, avait même affecté c de la regarder sous le nez d'un air très méprisant- ». La duchesse, mortifiée, était partie dès le lendemain pour sa terre de Veretz, où, annonçaient déjà les nou- \ellistes, elle allait a préparer d'avance le logement de son cher époux ».

Les nouvellistes disaient vrai, et la dernière semaine de mai vit s'ouvrir une ardente campagne. Les lettres de Mercy-Argenteau, parmi les réticences calculées du langage, laissent deviner l'insistance de la Reine, pressant, « harcelant » son époux, pour obtenir le renvoi immédiat de l'homme qu'elle représente comme son ennemi et comme son offenseur. Dans l'autre camp, lutte madame de Maurepas, qui défend son neveu avec sa ténacité coulumière, s'efforce au moins d'épargner au ministre un affront personnel et d'ajourner sa chute jusqu'à l'époque du remaniement

1. Lettre du 7 juin 177.'! . Correspondance publiée par d'Ameth.

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