‹ Au couchant de la monarchieChapitre 31 sur 148 · I. Albert Sorol, L'Europe et la Rifvolutton · texte numérisé non relu

I. Albert Sorol, L'Europe et la Rifvolutton

LOUIS XVI ET ti;r(;ot. 77

lil-on dans la Correspondance de Métra', sont conliés à des mains pures et fidèles. Ce changement, qui faisait l'objet des vœux de la nation, la confirme dans la bonne opinion qu'elle a conçue des opérations de Louis XVI. » La Reine seule demeurait boudeuse, blessée dans son orgueil et déçue dans ses espérances, c Je vous avouerai bien, mandait-elle à son frère, que les affaires politiques sont celles sur lesquelles j'ai le moins de prise. La méfiance naturelle du Roi a été fortifiée par son gouverneur (M. de la Vauguyon), dès avant mon mariage... M. de Maurepas a cru utile pour son crédit d'entretenir le Roi dans les mêmes idées... Je ne compte pas sur mon crédit; je sais que, surtout pour la politique, je n'ai pas grand ascendant sur l'esprit du Roi. )> Ces amères doléances et la figure chagrine de Marie-Antoinette émurent la bonté de Louis XVL Nul doute qu'il ne faille voir une intention consolatrice dans sa résolution soudaine d'accorder à sa femme la faveur qu'elle sollicitait dès le premier instant du règne, la grâce de M. de Choiseul, sa rentrée à la Cour.

Depuis la lettre de cachet du 2^ décembre 1770, le duc était resté cloitré dans sa fastueuse résidence de Chanteloup. Aucun effort jusqu'à présent n'avait

Page 1