‹ Au couchant de la monarchieChapitre 53 sur 148 · Lettre da at) août 1774. Ed. Lescure · texte numérisé non relu

Lettre da at) août 1774. Ed. Lescure

ikk AU COtCHANT DR LA MONARCHIE.

hoiiroux concert, il faut une voix lointaine; du fond de son c exil de Naples » , labW Galiani juge les choses avec moins d'optimisme, et son amitié pour Turpot n'obscurcit pas sa clairvoyance : « Enfin, mande-l-il à madame d'Épinay*. M. Turgot est contrôleur général... Il reslera trop peu de temps en place pour exécuter ses systèmes. Il punira quelques coquins, il pestera, se fâchera, voudra faire le bien, rencontrera des épines, des difficultés, des coquins partout. I^ crédit diminuera, on le détestera, on dira qu'il n'est pas bon à la besogne; l'enthousiasme se refroidira. Il se retirera ou on le renverra; et on reviendra une bonne fois de Terreur d'avoir voulu donner une place telle que la sienne, dans une monarchie telle que la vôtre, à un homme tnîs vertueux et très philosophe. La libre exportation du blé sera ce qui lui cassera le cou, souvenez-vous-en. » Étonnante prédiction, que nous verrons se vérifier dans les moindres détails.

Un novateur ministre n'est pas nécessairement un ministre novateur, et la distance est grande parfois des promesses de la veille aux actes du lendemain. Ce n'est pas à Turgot qu'on peut adresser ce reproche. I^ lettre que, le soir même de son avènement au

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