‹ Au couchant de la monarchieChapitre 62 sur 148 · I. Journal do Hardv · texte numérisé non relu

I. Journal do Hardv

LOUIS X^VI ET TUnOOT, 103

la veille de se retirer; on attribue déjà sa place à M. de La Michodière, prévôt des marchands de Paris. On chuchote également, sur un ton de mystère, que le Roi avait résolu de « mettre le pain à deux sols^ », mais qu'il a dû céder devant le mauvais vouloir de Turgot. Le ministre est donc responsable du renchérissement dont on souffre et d'une misère dont, au surplus, on exagère étrangement Télendue.

Cette excitation lente, et probablement calculée, est le prélude d'une ère de violences, qui éclatent brusquement en plusieurs endroits à la fois'. Le i"' mai, à Beauvais, à Poissy, à Saint-Germain, à Meaux, à Saint-Denis, sur d'autres points encore', apparaissent des bandes de pillards, dont quelques-unes, notamment à Villers-Cotterets, comptent jusqu'à 1 5oo hommes , et qui agissent avec un surprenant ensemble. Une avant-garde assez nombreuse marche le même jour sur Pontoise, où elle se livre aux pires excès. Sur tout le cours de l'Oise, à Beaumont, à Méry, à l'Isle-Adara, les bateaux de blé

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