‹ Au couchant de la monarchieChapitre 80 sur 148 · I. Lettre du i3 juillet 1775. Corr. publiée par d*Arnetli · texte numérisé non relu

I. Lettre du i3 juillet 1775. Corr. publiée par d*Arnetli

gogue, de déplacer les ministres, d*en faire envoyer un autre dans ses terres, et de vous servir de termes très peu convenables à votre situation? Vous êtes-vous demandée de quel droit vous vous mêlez des affaires du gouvernement et de la monarchie française? Quelles études avez- vous faites? Quelles connaissances avez-vous acquises, pour oser imaginer que votre opinion doit être bonne à quelque chose, vous qui ne lisez ni n'entendez parler raison un quart d'heure par mois, qui ne réfléchissez, ni ne méditez, jen suis sûr, jamais?... » L'Impératrice, plus mesurée, sentit le danger de ce style, admonesta son fils; elle confisqua sa lettre et lui en fit écrire une autre, d'une forme un peu plus adoucie S laquelle d^ailleurs, au témoignage de Mercy-Argenteau, n'eut d'autre effet sur Marie-Antoinette que de provoquer son dépit et à laquelle elle répUqua par quelques lignes c plus que froides i>.

Pour entendre une note juste sur cette petite incartade de la Reine, il faut s'en rapporter à la sage appréciation de l'ambassadeur autrichien : < Je vois, dit-il, avec un grand chagrin combien cette lettre au comte de Rosenberg a causé de peine à Votre Majesté. Je la supplie de me permettre d'observer que le sens et la tournure de cette lettre ne partent absolument que de la petite vanité de vouloir paraître en position

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