I. Journal de l*obbé de Yéri
des cérémonies. I^a besogne est forte, mais, avec du courage et vos avis, je compte en venir à bout. Adieu jusqu'à lundi soir, où nous nous verrons.
LOUI s. »
L*abbé de Véri, qui nous a conservé ces lignes, rapporte également l'impression qu'elles firent sur le vieil homme d'£tat ; il consigne dans son journal ce fragment du dialogue échangé, le jour même, entre Maurepas et lui : c Je commence, m'a-t-il dit, à Taimer, comme on aime son enfant qui a bonne volonté. — Vous avez raison, ai-je répondu, il mérite de vôtre part les soins les plus tendres; mais il ne suffit pas que vous lui ayez déjà inspiré ces sentiments, il faut lui donner les moyens et la force. — Les moyens, répliqua M. de Maurepas, ne sont pas embarrassants, mais sa force, voilà le difficile. — C'est à vous, dis-je, à lui en donner et à vous placer devant le Roi, pour aider sa résistance, comme un chevalier loyal présentait son corps aux coups K »
Si évidente pour tous fut, au retour de Reims, la faveur du comte de Maurepas, que Marie-Antoinette, mieux inspirée celte fois, crut nécessaire de se rapprocher du ministre. A quelques jours de là, elle lui accordait une audience, lui faisait le meilleur accueil, puis, abordant de front la question délicate de Texil du duc d'Aiguillon, elle laissait entendre avec grAce