‹ Au-dela du RhinChapitre 12 sur 65 · ac-djxa i>u amw · texte numérisé non relu

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géjoérale où se décidaient les affaires dè la Grèce, jnftis plutôt une aoTte <le concile où lron délibérait iSuf le* rites de la ! religion v Jamais dans Je$ grandes idonjohcUirea où se trouva la confédération hellénique, on ne rehutantre l 'initiative ,èt Fin tervention des* Amphy-otione. Empêchèrent-ils la guerre du !Péloponèse Ofttrc Athènes et Lacédéraone?

, , DîailleursleixîuiaUQn et l'égalité de ces deèx villes qui *e paiHagaii>n€ la Grèce, était Un obstacle à ce qae la fédération pût exercer une autorité générale m nom de l'Intérêt commun . Coretaent : aurait-elle trouvé ila fotfce. de réduire! ces <ieùx! puissances^ ou senlentejat l'une dalles? :

i Rierç abssi h est plus difficile que la formation un peumtrraonique d'une société fédéjrdle, et on nedqit .pn^ ^miW l qu'a* (déblit ; d'une civilisation v l'usai iSpit débile fct incôhsistant. Il y avait dans l'Assemblée 4U^hy«tk)niquete.ger«» d'une unité çeètralequi, se plaçant au coeur de la confédération en aurait pu modérer les ntfmvemens et la. vie. Mais ce germe fut étoufi« par Ids forces dissidentes : ni 'Athènes - • m Lacédémonc ne pouvait reconnaître une dictature ; Thèbes elle-même ne l'aurait pas soufferte. Delphes ne put donc détruire le dualisme: qui divisait la Grèce entre les Dorions et les Ioniens; d*ailleurs elle était elle-même doriénne, et manquait ainsi aux premières conditions d'un pouvoir arbitral , l'indépendance et la neutralité. ; °

De nos jours différens peuples, couvrant un immense territoire , ont pris la résolution de s'associer

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par un lien commun, par une solidarité 4pii n'affecterait crue les intérêts les plus généraux de leur confédération. En 1778, les peuples de l'Amérique septentrionale décidèrent de se bonfédérer sous le titre «TEtats-Uiiis d'Amérique ; mais ils stipulèrent que chaque Etat se réservait et retenait sa souveraineté, sa liberté qt son indépendance, tous les droits et toûs tes pouvoirs qui ne seraient pas expressément délégués aux Etats-Unis assemblés en congrès. Il est senr sibleque les États commençaient leur union dans une défiance réciproque. Plus tard, ils. resserrèrent les liens de la confédératien , et songèrent plus i l'unité : ils' ont fortifié l'autorité centrale, triomphant ainsi de leurs instincts et de leurs répugnances. Et répondant malgré ces efforts raisonnes pour se soumettre à la force d'une autorité générale, la cohésion des diverses parties n'est pas encore si solide <|ue l'aveuglement de quelques passions égoïstes ne puisse la déconcerter mortellement.

La confédération américaine a ce caractère, qu'elle est l'œuvre de la réflexion et de la volonté faisant effort sur elle même. Elle est en travail aujourd'hui de résoudre le problème d'une société où l'état ait beaucoup de puissance et les peuples beaucoup de liberté; L'atténuation de l'unité affaiblit l'état dans les sources mêmes de sa vie : la contrainte de la liberté gêne et avilit les hommes. La pondération a échappé jusqu'ici à l'inexpérience du genre humain.

Jusqu'à présent, dans l'histoire, les confédérations où l'indépendance a primé l'unité, n'ont eu qu'une

petite existence. Elles ont pu vivre chez elles, défendre leurs forces, maïs non se répandre et s'illustrer au dehors. Politiquement, la Suisse n'a eu que de la vertu et jamais de génie. La Grèce n'a pu se déployer sur l'Asie qu'après s'être recueillie dans la phalange et la monarchie d'Alexandre. Les villes du Rhin, riches au moyen-âge, n'ont jamais pu qu'obéir à l'Autriche, à la France, ou à la Prusse. Là où n'est pas l'unité, la force est absente, et non pas seulement la force brutale, mais la force du génie. Découvrons donc un jour l'accord de l'unité et de la liberté dans les grandes associations humaines. Qu'importerait à l'homme d'être stérilement libre, sans gloire, sans poésie, sans arts, sans imaginations? Sacrifions tout à la liberté , sauf la puissance qui est la vocation de l'homme.

Revenons à l'Allemagne. Sitôt après le traité de Westphalie qui avait réglé la constitution germanique, cette constitution languit, et le moment même qui lui imprimait sa dernière forme, commença sa décadence. D'abord l'Allemagne, dont la liberté avait été secourue par la politique de Richelieu, eut à se défendre contre les armes de Louis XIV, et la France, trente ans après les traités de Munster et d'Osnabruck, réveilla les anciennes inimitiés. L'autorité impériale, affaiblie par les dernières transactions, put trouver dans l'irritation du patriotisme allemand, une obéissance plus empressée que la paix ne lui eût pas donnée, et les guerres de Louis XIV favorisèrent la puissance de la maison d'Autriche. Mais

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dans le dix-huitième siècle la constitution n'eut plus de ressort ni dans le principe du pouvoir suprême, ni dans le jeu de ses diverses parties. Ainsi, en 1707, la diète fut obligée d'intervenir pour réformer les abus de la chambre impériale de Wetzlar qui, fermée depuis trois ans, faisait à l'Allemagne entière un déni de justice. Puis l'activité de la diète elle-même était continuellement entravée par des divisions toujours renaissantes entre les catholiques et les protestans : c'était une manie générale de schisme et de discord.

Les destins s'accomplissaient ; les institutions irrégulières du moyen-âge tombaient d'une chute lente; la foi les avait animées, la réflexion les détruisait : elles ne pouvaient plus reprendre à la vie.

Mais l'économie de la fédération germanique fut surtout troublée par l'apparition soudaine d'une puissance nouvelle, de la Prusse, qui, s'élevant en face de l'Autriche, rendait désormais impossible l'unité primitive et impériale. Dès qu'il y eut en Allemagne deux monarchies également puissantes, la république aristocratique de la fédération disparaissait. Où la diète eût-elle pris sa force pour séparer les belliqueux bataillons de Vienne et de Berlin? Pouvait-elle citer Frédéric à son tribunal pour lui demander compte de l'invasion de la Silésie ? Qui l'aurait mis au ban de l'Empire, ce rapide envahisseur? Vous figurez-vous la diète de Ratisbonne ou la chambre de Wetzlar, apportant au milieu des batailles la médiation de ses procédures. Tombez donc,

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établissement antique^! tpys le$ jours Je icanôn qui retentit dans la Saxe q{i dans la SUé&Le élargit la fyçphe de façon que les innovations et, les idées poumon* y passif triomphantes, j l>

Çomme dans la qonfçdération helléftjiquè, la riv&r li^é de $parte et d'Athènes eijjpêcha toujours l'>ex«arrcice de l'autorité fédérale , de mèune dfrns la icOnïédération allemande, la double existence de la PrUsse et de l'Autriche, fut mortelle* à l'ancienne cqn§iitur lion f Par spn avènement même, la Prusse fut révolutionnaire : elle était nouvelle ; elle détruisit par sa présence l'état ancien. A vq}r Frédéric Avec json œil vif et beau, sa volonté de fer, soa costume bi^- .zarre, son infatigable arfeur*-** haine du passé, de , son culte r ^e sa -foi5 soji gé«ie de conquérant et de penseur, avec, son front et son épéç, les Impériaux disaient dans leur co&i^r : Cet hqmme est né pour la fuine de l'Allemagne. ,( t

II était né pour sa gloire; mais, occurrence bizarre? dans Yienne,même, sur le trône,; s'agitait un auti;e destructeur du moyen-âge, animé d'une perpétuelle émulation^ les yeux toujours fixés sur son cousin de Berlin, infidèle avçc ardeur aux traditions de sa niaison, de l'Empire, de sa mère* Quand Dieu a , décidé de changer la face des états, il leur envoie des héros comme Frédéric, et des maladroits comme Joseph IL

C'est une volonté de la Providence que les idées nouvelles ne trouvent jamais de sol plus fertile que les ruines des anciennes lois. L'aurore du génie philosophique et littéraire de l'Allpniagne éclaire l'irré-

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jouable décadèincedelaccli^ lrisfecMtés théoriques de lai Germ *im eorrrrrteri çaM à se développé la révolution française vienifleur smir -d'aliment.' •' *; ' 'm

Aiwsi Au sein des forêts et des mœurs, la liberté de FÀUemagae<abû!utitè la science et « Kftfa «Quelle •route immense a traverser ! quelle carrière et quellb fo^rtane diverse à trarersleê siècles ! Elle a commencé pafc* Itofe siinptés et mâles allures 4c là Vië nomade, chasseresse et Tustique ; elle a divisé ses Germains en tribus et çn cantons; die à honoré la famiHed un eùlitte affeetoc^et spécial; ëtle aforti&éttans l'homme fetfétatiment des* dignité personnelJèç teHeta fiait du serment le iieh d'une société naissante ; (puis, Vierge giierrière, elle s'-eist placée d'un botid sur ledosd'an courtier pour traverser le Danube et le Rhin-etpartnwnrir le mo«de ; elle a brandi sa framée contre l'aig*e romlftiié <*Be abtàéson aigle. Elle dut js'éferbiir sur le champ même de ses victoires, et les vaincus purent hû reuvbyër finfluenee de leatsiristàttilSons et dêîetfrt iofe : mélange nécessaire. Gependlsintbne grande idée qui avait eneoré retrempé sa force dans la passion la plus tendre et la plus sainte, s'emparait ite( la terré par le cœur des hommes» La liberté gôi^niqbe se pénétra du christianisme; >eH$ s'en remplit avec amour, comme pour unir aurdons de la nature Inefficacité de la 'grâce. Des formes soxsittfo* grandes, maispeiî régulières, sortent? désitiœurs nouvelles ét <ki christianisme. La conkitWKioh germanique» cette première expre>ssK>ti de la sociabilité

et dé la liberté de l'Allemagne, s'élève peu à peu, tantôt féodale, tantôt romaine, fédérale et catholique, unitaire, anarchique, et ne pouvant s'assurer une autorité durable. Le christianisme veut une seconde fois remplir de son esprit la liberté allemande; il protestait contre une puissance qu'il avait établie lui-même; il se renouvelait par l'insurrection. La réforme amena la constitution germanique à. son dernier développement. Dès lors, la liberté allemande, satisfaite dans la religion et dans le culte dans l'indépendance des états et des provinces, se v tourna vers l'intelligence théorique des choses. Cette foi8, ce n'est plus la religion elle-même, non plus la foi, le désir du ciel, mais la pensée, la réflexion, la science, qui vèut procurer à la liberté de nouvelles issues. Les choses sont telles aujourd'hui, que la pensée et la science allemande peuvent seules régénérer, par un enfantement laborieux , la liberté allemande.

Il est donc nécessaire pour l'intelligence complète de l'Allemagne, de son génie, de son avenir, de constater comment à l'heure qu'il est, la science se comporte chez elle. Mais auparavant, il faut contempler l'idée qui s'élève en face de la liberté, les uns disent pour la combattre, les autres pour la sauver et l'asseoir.

Si l'Allemagne veut la liberté, elle veut aussi l'unité : et même les arbitres de ses destinées sembleraient plus disposés à travailler à l'unité qu'à la liberté. Parlons de l'unité.

Be VVLmti.

Après la France, l'Allemagne est la nation que la révolution française a le plus remuée* L'ère de 89 a détruit l'Empire électif de Charles IV, aussi bien que la monarchie héréditaire de Louis IX : seulement elle a plus détruit les formes politiques que les mœurs mêmes.

Pendant les quinze premières années de notre siècle, l'Allemagne a vécu sans constitution générale qui la réglât : Napoléon avait couché l'Empire germanique dans le tombeau de Charleraagne; il avait

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