TOME II
pense à peu près de même à l'égard de la généalogie ; et je crois qu'on ne doit point lapider un homme de lettres pour ne pas savoir débrouiller la généalogie de sainte Hélène, mère de l'empereur Constantin, ou d'Hildegarde, femme ou maîtresse de Charlemagne. On ne doit enseigner que ce qu'il est nécessaire de savoir; il faut négliger le reste. Peui-ètre trouverez-vous ma censure trop sévère. Comme rien n'est parfait ici-bas, vous en conclurez que notre langue, nos collèges et nos universités ne le sont pas non plus. Vous ajouterez que la critique est aisée, mais que l'art est difficile; qu'il faut donc indiquer quelles sont, pour mieux faire, les règles qu'on doit suivre. Je suis tout disposé, monsieur, à vous satisfaire. Je crois que si d'autres nations ont pu se perfectionner, nous avons les mêmes moyens qu'elles, et qu'il ne s'agit que de les employer. Il y a longtemps q ue d ans mes h eu res d e loisi r , j'ai réfléchi sur ces matières, de sorte que je les ai assez présentes pour les coucher sur le papier et les soumettre à vos lumières; d'autant plus que je n'ai aucune prétention à l'infaillibilité.
Commençons par la langue allemande, laquelle je dis être diffuse, difficile à manier, peu sonore, et qui manque de plus de cette abondance de termes métaphoriques si nécessaires pour fournir des tours nouveaux, et pour donner des grâces aux langues polies. Afin de déterminer la route que nous devons prendre pour arriver à ce but, examinons le chemin que nos voisins ont pris pour y parvenir. En Italie, du temps
de Charlemagne, on parlait encore un jargon bar • bare; c'était un mélange de mots pris des Huns et des Lombards, entremêlés de phrases latines, mais qui auraient été inintelligibles aux oreilles de Cicérou ou de Virgile. Ce dialecte durant les siècles de barbarie qui se succédèrent, demeura tel qu'il était. Long-temps après parut le Dante ; ses vers charmèrent ses lecteurs, et les Italiens commencèrent à croire que leur langue pourrait succéder à celle des vainqueurs de l'univers; ensuite, peu avant et durant la renaissance des lettres, fleurirent Pétrarque, l'Arioste, Sannazar, et le cardinal Bembe. C'est principalement le génie de ces hommes célèbres qui a fixé la langue italienne. L'on vit se former en même temps l'académie de la Crusca, qui veille à la conservation comme à la pureté du style.
Je passe, maintenant en France. Je trouve qu'à la cour de François Ier on parlait un jargon aussi discordant pourlemoinsque notre allemand l'est encore; et n'en déplaise aux admirateurs de Marot, de Rabelais, de Montaigne, leurs écrits grossiers et dépourvus de grâces ne m'ont causé que de l'ennui et dudégoût. Après eux , vers la fin du règne de Henri IV, parut Malherbe. C'est le premier poète que la France ait eu; ou pour mieux dire, en qualité de versificateur, il est moins défectueux que ses devanciers. Pour marque qu'il n'avait pas poussé son art à la perfection, je n'ai qu'à vous rappeler ces vers que vous connaissez d'une de ses odes :
« Prends ta foudre, Louis, et Ta, comme un lion,
» Donner le dernier coup à la dernière lête » De la rébellion. »
A-t-ôn jamais vu ua lion armé (Tune foudre ? La fable met la foudre entre les mains du maître des dieux , ou elle en arme l'aigle qui l'accompagne ; jamais lion n'a eu cet attribut. Mais quittons Malherbe avec ces métaphores impropres, et venons aux Corneille, aux Racine, aux Despréaux, aux Bossuet, aux Flécbier, aux Pascal, aux Fénélon, aux Boursault, aux Vaugelas , les véritables pères de la langue française; ce sont eux qui ont formé le style, fixé l'usage des mots, rendu les phrases harmonieuses, et qui ont donné de la force et de l'énergie au vieux jargon' barbare et discordant de leurs ancêtres. On dévora les ouvrages de ces beaux génies. Ce qui plait se retient. Ceux qui avaient du talent pour les lettres, les imitèrent. Le style et le goût de ces grands hommes se communiqua depuis à toute la nation. Mais souffrez que je vous arrête un moment, pour vous faire remarquer qu'en Grèce, en Italie, comme en France, les poètes ont été les premiers qui rendant leur langue flexible et harmonieuse, l'ont ainsi préparée à devenir plus souple et plus maniable sous la plume des auteurs qui après eux écrivirent en prose.
Si je me transporte maintenant en Angleterre, j'y trouve un tableau semblable à celui que je vous ai fait de l'Italie et de la France. L'Angleterre avait été subjuguée par les Romains, par les Saxons, par les
Danois, et enfin par Guillaume-le Conquérant , duc de Normandie. De cette confusion des langues de leurs vainqueurs, en yjoignant le jargon qu'on parle encore dans la principauté de Galles, se forma l'anglais. Je n'ai pas besoin de vous avertir que dans ces temps de barbarie cette langue était au moins aussi grossière que celles dont je viens de vous parler. La renaissance des lettres opéra le même effet sur toutes les nations; l'Europe était lasse de l'ignorance crasse dans laquelle elle avait croupi durant tant de siècles, elle voulut s'éclairer. L'Angleterre, toujours jalouse de la France , aspirait à produire elle-même ses auteurs; et comme pour écrire il faut avoir une langue, elle commença à perfectionner la sienne. Pour aller plus vite, elle s'appropria, du latin , du français, de l'italien, tous les termes qu'elle jugea lui être nécessaires; elle eut des écrivains célèbres; mais ils ne purent adoucir ces sons aigus de leur langue qui cUoquent les oreilles étrangères. Les autres idiomes perdent quand on les traduit, l'anglais seul y gagne. Je me souviens à ce propos de în'être trouvé un jour avec des gens de lettres; quelqu'un leur demanda ea quelle langue s'était énoncé le serpent qui tenta notre première mère? En anglais^ répondit un érudit, car le serpent siffle. Prenez cette mauvaise plaisanterie pour ce qu elle vaut.
Après vous avoir exposé comment chez d'autres nations les langues ont été cultivées et perfectionnées, vous jugez sans doute qu'en employant les mêmes moyens, nous réussirons également comme
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eux. Il nous faut donc de grands poètes et de grands orateurs pour nous rendre ce service, et nous ne devons pas l'attendre des philosophes ; leur partage est de déraciner des erreurs, et de découvrir des vérités nouvelles. Les poètes et les orateurs doivent nous enchanter par leur harmonie, nous attendrir et nous persuader; mais comme on ne fait pas naître des génies à point nommé, voyons si nous ne pourrons pas faire également quelques progrès en employant des secours intermédiaires. Pour resserrer notre style, retranchons toute parenthèse inutile; pour acquérir de l'énergie, traduisons les auteurs anciens qui se sont exprimés avec le plus de force et de grâce. Prenons chez les Grecs Thucydide , Xénophon; n'oublions pas la Poétique d'Aristote. Qu'on s'applique surtout à bien rendre la force de Démosthène. Nous prendrons des Latins le Manuel d'Epictète, les Pensées de l'empereur Marc-Aurèle, les Commentaires de César, Salluste , Tacite, l'Art poétique d'Horace. Les Français pourront nous fournir les Pensées de La Rochefoucauld , les Lettres persanes, l'Esprit des Lois. Tous ces livres que je propose, la plupart écrits en style sentencieux, obligeront ceux qui les traduiront à fuir les termes oiseux et les paroles inutiles; nos écrivains emploieront toute leur sagacité à resserrer leurs idées , pour que leur traduction ait la même force que Ton admire dans leurs originaux. Toutefois en rendant leur style plus énergique, ils seront attentifs à ne point devenir obscurs ; et pour conserver cette clarté , le premier
des devoirs de tout écrivain , ils ne s'écarteront jamais des règles de la grammaire, afin que les verbes qui régissent les phrases soient placés de sorte qu'il n'en résulte aucun sens amphibologique. Des traductions faites en ce genre serviront de modèles , sur lesquels nos écrivains pourront se mouler. Alors nous pourrons nous flatter d'avoir suivi le précepte qu'Horace donne aux auteurs dans sa Poétique : Tôt verba, tôt pondéra. Il sera plus difficile d'adoucir les sons durs dont la plupart des mots de notre langue abondent. Les voyelles plaisent aux oreilles; trop de consonnes rapprochées les choquent, parce qu'elles coûtent à prononcer, et n'ont rien de sonore : nous avons de plus quantité de verbes auxiliaires et actifs dont les dernières syllabes sont sourdes et désagréables, comme sagen, geben, nehmen : mettez un a au bout de ces terminaisons et faites-en sagena, gebena, nehmena, et ces sons flatteront l'oreille. Mais je sais aussi que quand même l'Empereur, ses huit électeurs, dans une diète solennelle de l'Empire, donneraient une loi pour qu'on prononçât ainsi, les sectateurs zélés du tudesque se moqueraient d'eux et crieraient partout en beau latin : Cœsar non est super grarnmaticos, et le peuple, qui décide des langues en tout pays, continuerait à prononcer sagen et geben comme de coutume. Les français ont adouci par la prononciation bien des mots qui choquent les oreilles, et qui avaient fait dire à l'empereur Julien que les Gaulois croassaient comme les corneilles. Ces mots, tels qu'on les prononçait alors, sont, cro-jo-gent,
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roi-yai-gent , on les proncmce à présent croient, voient ; s'ils ne flattent pas, ils sont toutefois moins désagréables. Je crois que pour certains mots nous en pourrions user de même. Il est encore un vice que je ne dois pas omettre, celui des comparaisons basses et triviales, puisées dans le jargon du peuple. Voici, par exemple, comme s'exprimait un poète qui dédia ses ouvrages à je ne sais quel protecteur, « Schiess, grosser Goenner, schiess deine Strahlen, » Arm dick, auf deineh Knecht hernieder. Répands, >» grand protecteur, répands tes rayons gros comme j» le bras sur ton serviteur. » Que dites- vous de ces rayons gros comme le bras? N'aurait-on pas dû dire a ce poète : mon ami, apprends à penser avant de te mêler d'écrire? N'imitons donc pas les pauvres qui veulent passer pour riches; convenons de bonne foi de notre indigence; que cela nous encourage plutôt à gagner par nos travaux les trésors de la littérature, dont la possession mettra le comble à la gloire nationale.
Après vous avoir exposé de quelle manière on pourrait former notre langue, je vous prie de me prêter la même attention à l'égard des mesures que l'on pourrait prendre pour étendre la sphère de nos connaissances, rendre les études plus faciles, plus utiles, et former en même temps le goût de la jeunesse. Je propose, en premier lieu, qu'on fasse un choix plus réfléchi des maîtres qui doivent régir les classes, et qu'on leur prescrive la méthode sage et judicieuse qu'ils doivent suivre en enseignant, tant
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pour la grammaire et pour la dialectique qu'également pour la rhétorique ; qu'on fasse de petites distinctions pour les enfans qui s'appliquent, et qu'il y ait de légères flétrissures pour ceux qui se négligent. Je crois que le meilleur traité de logique, et en même temps le plus clair, est celui de Wolff. Il faudrait donc obliger tous les recteurs à l'enseigner; d'autant plus que celui de Batteux n'est pas traduit et qu'il ne l'emporte pas sur l'autre. Pour la rhétorique, qu'on s'en tienne à Quintilien. Quiconque, en l'étudiant, ne parvient pas à l'éloquence, n'y parviendra jamais. Le style de cet ouvrage est clair, il contient tous les préceptes et toutes les règles de l'art ; mais il faut avec cela que les maîtres examinent avec soin les thèmes de leurs écoliers, en leur expliquant les raisons pour lesquelles on corrige leurs fautes, et en louant les endroits où ils ont réussi.
Si les maîtres suivent la méthode que je propose, ils développeront le germe des talens où la nature en a semé; ils perfectionneront le jugement de leurs écoliers, en les accoutumant à ne point décider sans connaissance de cause, ainsi qu'à tirer des conséquences justes de leurs principes. La rhétorique rendra leur esprit méthodique ; ils apprendront l'art d'arranger leurs idées, de les joindre, et de les lier les unes aux autres par des transitions naturelles, imperceptibles et heureuses; ils sauront proportionner le style au sujet, employer à propos les figures, tant pour éviter la monotomie du style, que pour
répandre des fleurs sur les endroits qui en sont susceptibles; et ils ne confondront pas deux métaphores en une, ce qui ne peut présenter qu'un sens louche au lecteur. La rhétorique leur enseignera encore à faire un choix des argumens qu'ils veulent employer, selon le caractère de l'auditoire auquel ils ont à s'adresser; ils apprendront à s'insinuer dans les esprits, à plaire, à émouvoir, à exciter l'indignation ou la pitié, à persuader, à entraîner tous les suffrages. Quel art divin que celui où, par le moyen de la seule parole, sans force ni violence, on parvient à subjuguer les esprits, à régner sur les cœurs, et à savoir exciter dans une nombreuse assemblée les passions que l'on veut lui inspirer ! Si les bons auteurs étaient traduits en notre langue, j'en recommanderais la lecture comme celle d'une chose importante et nécessaire. Par exemple, pour les logiciens, rien ne les formerait mieux que le Commentaire de Bayle sur les Comètes, et sur le Contrains-les d'entrer. Bayle est, selon mes faibles lumières, le premier des dialecticiens de l'Europe ; il raisonne non-seulement avec force et précision : mais il excelle surtout à voir d'un coupd'œil tout ce de quoi une proposition est susceptible; son côté fort, son côté faible; comment il faut la soutenir, et comment on pourra réfuter ceux qui l'attaqueront. Dans son grand Dictionnaire il attaque Ovide sur le débrouillement du chaos; il y a des articles excellens sur les manicheens, sur Epicure, sur Zoroastre, etc. Tous méritent d'être lus et étudiés, et ce sera un avantage
inestimable pour les jeunes gens, qui pourront s'approprier la force du raisonnement et la vive pénétration d'esprit de ce grand homme. Vous devinez d'avance les auteurs que je recommanderai à ceux qui étudient l'éloquence. Pour qu'ils apprennent à sacrifier aux grâces, je voudrais qu'ils lussent les grands poètes; Homère, Virgile, quelques odes choisies d'Horace, quelques vers d'Anacréon. Afin qu'ils prissent le grand goût de l'éloquence, je mettrais Démosthène et Cicéron entre leurs mains; on leur ferait remarquer en quoi diffère le mérite de ces deux grands orateurs. Au premier on ne saurait rien ajouter, au second il n'y a rien à retrancher. Ces lectures pourraient être suivies des belles Oraisons Tunèbres de Bossuet et de Fléchier, du Démosthène et du Cicéron français, et du Petit Carême de Massillon, rempli de traits de la plus sublime éloquence. Afin de leur apprendre dans quel goût il faut écrire l'histoire, je voudrais qu'ils lussent Tite- Live, Saluste, Tacite; on leur ferait remarquer en même temps la noblesse du style, la beauté de la narration, en condamnant toutefois la crédulité avec laquelle Tite-Live donne à la fin de chaque année une liste de miracles les uns plus ridicules que les autres. Ces jeunes gens pourraient ensuite parcourir l'Histoire universelle de Bossuet, et les Révolutions romaines par l'abbé de Vertot; on pourrait y ajouter l'avant-propos de l'Histoire de Charles-Quint par Robertson. Ce serait le moyen de leur former le goût et de leur apprendre comment il faut écrire; mais
si le recteur n'a pas lui-raèrae ces connaissances, il se contentera de dire : Ici Démosthène emploie le grand argument oratoire ; là et dans la plus grande partie du discours, il se sert de l'enthymème ; voilà une apostrophe, voici une prosopopée; en tel endroit une métaphore, dans l'autre une hyperbole. Cela est bon ; mais si le maître ne relève pas mieux les beautés de Fauteur, et qu'il n'en fasse pas remarquer les défauts (parce qu'il en échappe même aux plus grands orateurs) , il n'aura pas rempli sa tâche. J'insiste si fort sur toutes ces choses, à cause que je voudrais que les jeunes gens sortissent des écoles avec des idées nettes, et que, sans se contenter de remplir leur mémoire, on s'attachât surtout à leur formerle jugement, afin qu'ilsapprissent à discerner le bon du mauvais, et que ne se bornant pas à dire : Cela me plaît, ils pussent à l'avenir donner des raisons solides de ce qu'ils approuvent ou de ce qu ils rejettent.
Pour vous convaincre du peu de goût qui jusqu'à nos jours règne en Allemagne, vous n'avez qu'à vous rendre aux spectacles publics. Vous y verrez représenter les abominables pièces de Shakspeare traduites en notre langue, et tout l'auditoire se pâmer d'aise en entendant ces farces ridicules et dignes des sauvages du Canada. Je les appelle telles, parce qu'elles pèchent contre toutes les règles du théâtre. Ces règles ne sont point arbitraires, vous les trouvez dansla Poétique d'Àristote, où l'unité de lieu, l'unité d'intérêt, sont prescrites comme les seuls moyens de
rendre les tragédies intéressantes ; au lieu que dans ces pièces anglaises la scène dure l'espace de queU ques années. Où est la vraisemblance ? Des crocheteurs et des fossoyeurs paraissent et tiennent des propos dignes d'eux : ensuite viennent des princes et des reines» Gomment ce mélange bizarre de bassesse et de grandeur, de bouffonnerie et de tragique, peut-il toucher et plaire? On peut pardonner à Shakspeare ces écarts bizarres ; car la naissance des arts n'est jamais le point de leur maturité. Mais voilà encore un Goetz de Cerlichingen qui parait sur la scène, imitation détestable de ces mauvaises pièces anglaises, et le parterre applaudit et demande avec enthousiasme la répétition de ces dégoûtantes platitudes. Je sais qu'il ne faut point disputer des goûts; cependant permettez-moi de vous dire que ceux qui trouvent autant de plaisir aux danseurs de corde, aux marionnettes, qu'aux tragédies de Racine, ne veulent que tuer le temps ; ils préfèrent ce qui parle à leurs yeux à ce qui parle à leur esprit, et ce qui n'est que spectacle à ce qui touche le cœur. Mais revenons à notre sujet.
Après vous avoir parlé des basses classes, il faut que j'agisse avec la même franchise à l'égard des universités, et que je vous propose les corrections qui paraîtront les plus avantageuses et les plus utiles à ceux qui voudront se donner la peine d'y bien réfléchir. Il ne faut pas croire que la méthode qu'emploient les professeurs pour enseigner les sciences, soit indifférente; ils manquent de clarté et de netteté, leurs