Bona feudalia regni Tel imperii, nequaquam alienare
12. Ac irreprehensibiliter apud Deum ac homines in hoc mundo vivere. (Magnum Chronicon Belgicum, ad. a. 1247.) Cette «numération se trouve dans la description d'une investiture chevaleresque.
l'Allemagne et la liberté. 14 S
qu'an maître, l'Empereur. Sa vie se passait dans des expéditions aventureuses, dans des rapts de provinces et des conquêtes de duchés : temps de vigueur et de poésie, époques d'aventures et d'enthousiasme, où le courage se déployait et se relevait toujours comme une bannière triomphante, on l'espoir des choses imprévues et merveilleuses arrachait l'aine aux avilissantes langueurs de la monotonie.
La noblesse immédiate servait pour ainsi dire de mihce à l'Empereur ; elle lui obéissait avec orgueil pour se sauver de l'obéissance envers des princes moins considérables. Elle fut utile à l'unité impériale , elle ne put loi survivre , elle périt avec l'Empire ; elle fut effacée par la plume et l'épée de Napoléon, ce glorieux niveleur.
Cependant la liberté , la liberté des mœurs, de là vie civile et politique, se développait dans les villes; et cette liberté fleurit à l'ombre du pouvoir impérial. L'unité protégeait une indépendance qui ne lui était pas contraire. Les villes qui furent assez puissantes pour se soustraire au joug des grands vassaux , acquirent la souveraineté territoriale, et pour la garder, elles briguèrent le patronage de l'Empereur : elles furent ainsi libres et impériales. La liberté était réelle; la domination de l'Empereur plus honorifique que pesante.
Au surplus, les villes libres cherchèrent à ne devoir qu'à elles-mêmes leur indépendance; l'Empereur n'était pas toujours assez puissant pour les sauver des attaques des princes. Aussi les villes et les communes