‹ Au fil de l'eauChapitre 6 sur 38 · A F. U G K N E MANUEL · texte numérisé non relu

A F. U G K N E MANUEL

Au pied des longs coteaux où sont des bois de chênes, Sous les yeux des maisons blanches aux volets verts, Les deux îles alors avaient de frais couverts, Et tentaient le marcheur, riantes et prochaines.

Et, de fait, on mettait une heure pour venir Vers la paix et l'abri de leurs rives charmantes ; Petites, sentant bon les fraises et les menthes, Les soirs un peu d'amour y pouvait bien tenir.

Puis ce furent la guerre et les rives laissées, Les grands arbres par terre afin qu'on pût mieux voir, Les oiseaux envolés qui chantaient jusqu'au soir, Les asiles meurtris et les ombres blessées.

LES BERGES

Maintenant c'est fini de souffrir : les oiseaux Sont revenus; Juillet propice les régale. Le chœur chante à travers la verdure inégale, Saules, peupliers fins, broussailles et roseaux.

Et l'autre chœur que font les amants recommence. Car rien ne rompt jamais la chaîne des baisers. Et l'on sent dans son cœur sur les espoirs brisés L'amour qui lève encore ainsi qu'une semence ;

Pendant que le bord rit son rire d'autrefois, Et que des hommes, nus seulement le dimanche, Sous le ciel indulgent flottent faisant la planche, Et que le bon soleil se couche dans les bois.

LA FETE

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