L-'était la fête au bord de l'eau
On auraic cru voir un tableau Où le mât d'un vaisseau rencontre Un ballon qui monte dans l'air, Et le train d'un chemin de fer Au-dessous d'un cadran de montre.
C'était encor plus complique :
De la rive qui sert de quai On voyait, faisant bon ménage, Des arbres, des chevaux de bois.
Des cors de chasse aux longs abois Et des canotiers à la nage.
LF.S B ERG 1 S.
Une débauche de plaisir!
L'espric hésitait à choisir Entre un bateau sur la rivière, L'hercule au biceps effrayant Ou les pauvres pitres ayant Un papillon sur le derrière.
( I iffle du mirliton!
Les jeunes filles du canton
Et 3 ans patrie!
Quand il fait beau, quand il t'aie I leu,
Quand on pourrait dormir un peu
Sur la berge verte et fleurie !
I ; ie mourut le couchant d'or Le vacarme crevait encor Les murs de planches et de t Piqués de verres de couleurs; Mais l'on ne vit pas les pâleurs Etincelantes des étoiles.
'.ne, est-ce que j'avais l'air De trouver que le piston clair Ne faisait pas bien son office?
Cela me semblait très-joli...
— Le programme presque remp'i, On tira le l'eu d'artifice.
La nuit venaic, il était tard.
Au fracas du dernier pétard, Parmi la lumière inégale Qui fait voir des bords fabuleux, Des peupliers rouges et bleus, Au gré des flammes de Bengale,
La lune dans le ciel d'été
Versa lentement sa clarté
Blanche et douce comme une amie.
Ce fut, après le bruit épais,
Un silence fin et la paix
De la belle rive endormie.
LES Bt:iu;i s.