‹ Au foyer de mon presbytère [microforme]Chapitre 41 sur 66 · D LATE · texte numérisé non relu

D LATE

| ill ‘CII faut, —demandions-nous,—que la neige ait couvert all Cette roche si haute ?—et ce gadellier vert ?

Ah ! ce Minuit doré, lentement comme ii vole ! || Quel plaisir ce sera : le soir l—en carriole ! Et puis, voir ce J ésus, dont le nom seul parfois L Joint les mains de ma mère et fait trembler sa voix ! | Ë

Voir l'église, —pour nous vrai ciel plein de mystère ! ”

De ces rêves riants rien n’eût pu nous distraire. Plus de jeux. Le gros chien n’était plus attelé. F L'oiseau ne craignait plus nos lignettes perfides. l Plus de courses non plus sur nos trafneaux rapides, — Et le gros banc de neige était presqu'oublié.

La messe de minuit à la campagne 153

os

La veille au soir enfin, pour nous lever À l’heure,

Nous jugions plus prudent de ne nous pas coucher : Tous les autres dormaient : nous, seuls dans la demeure, Nous faisions sentinelle, assis près du bûcher.

Ah ! gentils souvenirs parfumés d'innocence,

Vous êtes gais comme elle et frais comme l'enfance.

J'ai vu naître depuis Jésus loin du harseau :

Dans les villes surtout, quel superbe etalage i

Quelle maguificence autour de son berceau !

Mais tout cela vaut-il les Minuits du village ?

Nuit calme et solennelle | Vieille et sainte chapelle, Si riante et si belle

Sous ton naïf décor :

Avec tes feux magiques, Et tes autels féeriques, Et tes joyeux cantiques, Te reverrai-je encor ?

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