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LES EXPLORATIONS DE L* ATMOSPHÈRE

automatiquement capté l'air de ces hauteurs, et les savants chimistes ont pu constater que, malgré toute la peine que les hommes en général, et les chimistes en particulier, se donnent pour le rendre irrespirable, Pair de là-haut contient comme celui d'en bas 20,8 ^/q d'oxygène et 78,3 d'azote avec ;^;^ cent millièmes d'acide carbonique.

A ces hauteurs, exceptionnellement atteintes, se sont ajoutées de nombreuses ascensions atteignant 9 à 10000 mètres, de sorte que de trente-deux explorations réussies dans les 10 premiers kilomètres de la couche aérienne, on peut tirer quelques conclusions, provisoires il est vrai.

C'est ainsi qu'on a constaté qu'aux grandes altitudes la température était beaucoup plus variable qu'on ne le croyait. Ainsi à 5000 mètres, la plus haute température observée en octobre et en juin a été — 6°, la plus basse — 45 en mars ; ce qui représente une variation de 39® ; à 10 000 mètres, le maximum était — 36° et . le minimum -:- 83° en mai, ce qui donne une oscillation de 47° dans des régions qu'on supposait à priori devoir être celles d'un froid constant. Ainsi tombe l'idée d'une diminution de la variabilité de la température dans les grandes altitudes, et ces observations confirment en outre les idées de ceux qui font voguer notre modeste planète dans un espace où régnent des températures sibériennes;

es dernières du reste ne sont que le reflet, penant le long hiver, du milieu dans lequel nous ivons.

Les ascensions ont enseigné autre chose en- [>re, elles ont montré qu'aux altitudes élevées, Dmme sur le sol, il peut exister des différences es grandes de température simultanément à la lême hauteur ; ce fait a été particulièrement frapant iau moment où se produit sur TEurope ocidentale ce retour de froid si redouté qu'on ttribue aux saints de glace. C'est ainsi que le 3 mai 1897 la température de Saint-Pétersbourg tait de 12° plus chaude que celle de Strasbourg ;

5000 mètres l'air au-dessus de Saint-Pétersbourg tait à — 9**, tandis que le thermomètre du ballon lanant au-dessus de Strasbourg marquait — 34° ; t lorsque les deux ballons atteignirent loooo mèes, la température était de — 79° sur Strasbourg t — 42° sur Saint-Pétersbourg. Une immense ague de froid avançait donc dans les hauteurs e l'ouest à l'est sur le continent, et les geléps ^doutées d'en bas étaient le contre-coup de ce ui se passait en haut.

Nous ne voulons pas multiplier ces exemples t nous perdre dans les mystères insondables de L météorologie, ils suffisent pour montrer ce u'on espère des sondages aériens et pourquoi les xplorations de l'atmosphère intéressent au même

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