LES EXPLORATIONS DE L ATMOSF
degré que celles des océans ou les des hardis voyageurs. Leur histoire tats acquis par elles présenteront p quelque intérêt dans cinquante ans au Foyer romand d*être encore là p gistrer et souhaitons-lui beaucoup de en apprécier la valeur.
Henr Août 1900.
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Lied.
IL faut peu souvent dans la vie Pour trouver un bonheur divin :
Un songe moins vide ou moins vain, Une parole qui convie...
Ainsi pour passer ici-bas A tous deux dans Texquise route, Il nous fallait peu, mais sans doute Trop encor puisqu'on ne sut pas...
Et tout notre destin repose Sur ces vers que j'écris ; pourtant 11 fallait peu pour trouver tant, Pour vivre heureux si peu de chose !
Un sourire eût de toi suffi, Je n'aurais eu qu'un mot à dire...
Mais tu n'as pas eu ce sourire Et ce mot je ne l'ai pas dit.
E. DE BOCCARD.
Conte féodal,
f 'ÉTAIT au temps des serfs à la glèl des taillables à miséricorde, une ép troublée qui a sans doute légué à toire quelques grandes pages, mais dont on r que pas sans colère les émouvants épisodes q a vus se dérouler.
Le Valais était en ce temps déchiré par d'incessantes luttes entre seigneurs et suzerains, entre seigneurs et vassaux, entre les communes et le chapitre de Sion, entre l'évêque et les seigneurs, et finalement entre les princes-évêques et les comt'es de Savoie.
La sauvage vallée d'Hérens était partagée en plusieurs métralies et fiefs appartenant aux évêques et aux puissantes familles des de la Tour, des Rarogne et des Montville.
Les de la Tour possédaient à Mage, où ces orgueilleux seigneurs allaient passer une partie de Tannée, un petit castel dont les ruines sont intéressantes à visiter et que les habitants du village appellent encore aujourd'hui : la Tour.
Le baron Pierre de la Tour, jeune seigneur aussi dissolu que belliqueux, préférait la terre de Mage à celles bien plus riches qu'il possédait à Ayent, Granges et Hérémence, à cause des grandes chasses qu'il organisait, presque chaque mois, dans les immenses forêts qui s'étendaient de la majorie de Vcrnamiège à celle d'Eyson.
Un jour qu'il chassait dans les environs de Suen, accompagné de deux fauconniers, Pierre de la Tour rencontra, dans une clairière, une jeune bergère qui gardait les moutons. 11 s'approcha hardiment de la jeune fille, qu'il trouva fort jolie, et lui offrit de l'emmener en son castel pour lui
serv berg
prenant au licencieux
seigneur qu'elle allait, dans peu de temps, s'unir à Jacques Perretti, saultier de Saint-Martin, au service de Philippe I" de Chamberlhac, évêquc de Sion, dont relevait alors le majorât de Saint- Martin.
— Perretti ! ricana le gentilhomme, je ferai rc-
AU FQYER ROMAND
vilain de ses prétentions et vous de votre oyez-m'en, gentille bergère !
Luconniers débouchaient de la forêt ; bieni par les meutes haletantes, le fier châteja froidement la bergère et disparut avec
dans les fourrés voisins. La pauvre payissonnante regagna hâtivement sa demeure it prévenir son fiancé de ce qui venait de r. Perrctti était un jeune homme de vingtms, doué d'une taille et d'une force peu les ; on Pavait surnommé, pour cela, VHcr- ^érens,
cit de celle qu'il aimait et qui serait bienépouse, Peretti frémit de colère, ses gros se crispèrent et se dressant de toute sa ature, il s'écria d'une voix tonnante :
erre de la Tour, malheur à toi ! nture fit le tour des villages et fut rapporîune seigneur. Celui-ci, furieux, jura de se les vils manants qui osaient ainsi lui résis-
défier. L'occasion ne tarda pas à se pré- Jn dimanche, les vassaux, serfs à la glèbe, s et mains-mortables du fief des' de la rent invités par leur seigneur à se réunir,
messe, le dimanche suivant, sur la place se de Mage, où il avait à les entretenir :ance au sujet de l'exécution des ordon-
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LA BHRGÈI
nances seigneuriales dar nouvelle causa, au sein « timent de stupeur. On dur et hautain de Pierre ture avec la bergère de quelque chose de désagr de rigueur de la part du nimement craint et détc intentions hostiles du cl bientôt que l'innocente la seule cause, et se pro énergiquement contre t Todieux baron. A cet efl jets à six hommes résol Martin. Il ne s'agissait r avec armes déguisées, à provoquer un soulèveme chasser le seigneur et c On était au troisième di l'année 1340. La foule c après l'office divin, auto que dont les branches v de la place de l'église i dure. Le seigneur de la raître, escorte d'une suit* à sa garde.
Un murmure de maui
arrivée. Puis le silence se rétablit soudain quand le châtelain prit la parole. Il reprocha vivement aux habitants de son fief leur peu de dévouement envers leur seigneur, leur coupable velléité d'émancipation vis-à-vis de leurs strictes obligations envers le vassal.
— Sachez, leur dit-il en finissant, que si vous ne restez pas fidèlement soumis à la juridiction de votre seigneur et maître, vous serez châtiés de telle manière que vous n'aurez cure de recommencer!
Le baron allait, d'un geste, congédier les assistants, quand il aperçut tout à coup le saultier Pcrretti, dont la figure athlétique dominait les derniers rangs de la foule. Un éclair de rage illumina son œil d'aigle et, toisant insolemment celui qu'il voulait humilier :
— Il y a, reprit-il, parmi vous un manant dont la présence ici est une insultante provocation à mon adresse. Mais qu'il le sache bien, sa qualité de saultier au service de l'évêque de Sion ne m'empêchera pas de le faire se repentir un jour de sa forfaiture.
En entendant ces paroles, l'Hercule d'Hérens bondit au milieu de la foule qui s'écarta pour lui frayer passage. Il se trouva en un clin d'œil face à f^ce avec le châtelain, dont le visage blême se