EN PRENANT LE CAFÉ
autres, à gauche, à droite, sur tous les meub Elle pouvait se trouver dans le tas. Elle y et que diable!... Y était-elle?... Parbleu!
— La tasse? me demanda ma belle-mère.
— Sauvée! Et Schwarzmuhrer aussi.
— Nous ne le saurons que demain. Je ne p pas, ce soir....
Le lendemain, bcUc-maman, affolée et furieu s'élançait dans mon cabinet de travail.
— Il me manque une troisième tasse. Prêt drez-vous encore?...
Abasourdi, je subis un ouragan de reprocher de menaces. Elle parlait de s'adresser à la pol de requérir une visite domiciliaire chez Schw muhrer. Je m'efforçai de la calmer. Elle conse à ne pas faire de tapage, si je m'engageais à plus recevoir « cet être abject » chez moi. J( lui promis sans regrets, puisque aussi bien j'ét je devais être convaincu. La preuve était ad nistrée. Cependant....
Je fus absent, lorsque Schwarzmuhrer tenta me voir chez moi. Je n'échangeai plus avec dans notre salle d'attente à l'Université, que paroles banales» Je l'évitai dans les corrid dans la rue, partout.... Il en fut très affecté. M avec une discrétion attristée et fîèrc, dont je sus gré, il se résigna.
Six mois après, il repartait pour l'Allemag
comme je vous Tai dit au ddbut de cette histoire.
— Votre récit finit en queue de poisson, mon cher.
Mon collègue Pfleger eut un large sourire.
— Ne vous hâtez pas trop de dénigrer mes talents de conteur. L'autre jour, en procédant à un nettoyage complet de la maison, les domestiques de mes beaux-parents dénichèrent trois tasses, en porcelaine de Chine, sur le poêle du fumoir, tout en haut.... Ce pauvre Schwarzmuhrer était si long - - deux mètres cinq — qu'il les plaçait là, tout naturellement, après les avoir
vidées....
Virgile Rossel.
Je songeais..