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Kv atteignîmes PeeUsland où nous pénétrâmes dans
ffe une baie qui s'avançait profondément à l'intérieur
Ip des terres entre des roches escarpées.
Le visage du capitaine s' épanouit , et il me dit en levant le doigt :
c< Voyez, Cliarley, deux aa moins par coup. » ÉV Et ie vis, en effet, toutes les cimes et les sail-
Wjù::^ lies des montagnes recouvertes de chèvres sau-
vàges, ||;J Gela nous promettait une chasse fructueuse. Nous
débarquâmes et attirâmes la yole sur la plage , à l'abri de la marée, puis nous commençâmes à grimper. Nous étions vraiment en pleine contrée alpestre ; ;|C ce n'étaient que cimes pointues, arêtes perçantes,
dents escarpées. Le bambou me rendait d'excellents services, tandis que derrière moi le capitaine soufflait p et rampait le plus souvent à quatre pattes pour sur-
|i monter les difficultés du terrain.
Il s'arrêta enfin toussant et haletant.
« Halte, Charley! Voulez -vous donc grimper jusqu'à la lune? Regardez cette vallée là -bas, elle four- | mille de chèvres ; si nous y allions -, nous en tuerions
au moins vingt en quatre coups.
— Mais c'est justement là que je veux aller.
— Là!.,. Ecoutez, Charley, un de nous deux est fou, et pourtant je puis vous assurer que pour ma part j'ai la pleine possession de mes facultés mentales. À-t-on jamais vu un homme se dirigeant vers tribord quand il veut aller à bâbord? »
Je me mis à rire.
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bâbord?
Non, mais je veux dire que vous les avez direc-
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« Dites-moi, capitaine, que voulez-vous faire à xll
Tuer des chèvres, pas autre chose. ttf|
Wettî Eh bien, essayez donc, je vous donne dix 5^
dollars pour chaque chèvre qui se laissera tirer, ^^
— Vous ne voulez pas dire, j'espère, que je ne
sais pas tirer. Kw
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