‹ Au gré de la tourmenteChapitre 29 sur 37 · SI · texte numérisé non relu

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sont disposés avec goût et bien entretenus * entourant parfois une église; ils constituent les seules promenades oà les étrangers ne puissent être inïporttinésv

Dm quai des factoreries s'étendent, sur quarante à ||

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cinquante pieds, jusqu'au fleuve > des rangées d& H

palissades qui forment une sorte de port à chenal

étroit où les bateaux peuvent se mettre à l'abri

d'une incursion des employés chinois comme d*t

publie.

Halverstone s'excusa de ne pouvoir nous tenir compagnie, parce qu'il lui fallait s'occuper dé ses affairesu Nous le tranquillisâmes en lui confirmant notre résolution de ne pas le déranger pins longtemps et en quittant le yacht aussitôt. Le brave ]îl homme ne nous fit pas payer la traversée,, aussi Turnerstick fut assez gentilhomme pour prouver à Féquipage sa reconnaissance, en lui offrant un grog extra et quelques beaux dollars.

Nous nous rendîmes ensuite à terre. Nous y fûmes assaillis par une foule de gens dont les uns hurlaient* à nous briser le tympan, les autres nous saisissaient par le bras, d'autres nous poussaient dans la direction qui leur convenait, d' autres encore agitaient en Pair une panearte de plusieurs aunes carrées portant en lettres gigantesques ce qu'ils ne pouvaient dire; d'autres enfin levaient les bras» en écartant leurs dix

doigts et faisaient avec leurs yeux louches, leurs nez : j;||

camards et leurs larges bouches édentées les grimaces les plus inconcevables, pour nous faire deviner ce qu'ils voulaient nous communiquer.

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Je laissais passer tranquillement ce flot, mais le bouillant capitaine perdit totalement patience. Il écartait , poussait, bousculait et frappait les importuns comme si l'on en avait voulti à sa vie et essayait en même temps de dominer les cris par sa voix de com-

lÊim^-:'-- mandement.

Dains les différents mouvements que je fis pour parer les coups, mon vêtement s'entr'ouwit et Finsigne de colonel apparut. Un homme le vit.

« Kiang ! dit- il en accourant vers moi.

j|||p|:t;:; — Lou! » répondis -je.

il me m un signe, se fraya un chemin à travers la foule environnante et nous attendit à l'écart.

(( En avant, capitaine; voyons si nous parviendrons à forcer ce blocus, dis- je.

^ Welll nous avons ce qu'il faut pour cela. »

Et, en effet, dès qu'il étendit ses bras musclés,

les importuns s'éparpillèrent comme des mouches de

tous côtés et nous eûmes le champ libre pour nous

rendre dans la ruelle la plus proche. Le Chinois nous

f; avait suivis, il s'approcha de moi :

« Maître, pourquoi portes- tu le costume d'un étranger? demanda-t-il.

— Parce que j'étais loin de la Chine, répondisse.

!#.fit-'- — A cause de notre Hui (association)?

|||;j| — As- tu à questionner un Yéou-ki?

— Pardonne, maître, mais je n'avais pas encore ^'||| || jamais vu un loung-yin en costume étranger.

||| ï — Pourquoi m' a -tu fait signe?

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— J'ai à transmettre un message à chaque huidse (membre) que je rencontrerai.

— Lequel?

— Il faut que vous veniez au Wan-ho-tien.

— Quand?

Nooa fûmes ag&aillîs par une foule hurlante,

— Cette nuit, à minuit.

— Pourquoi?

— Il viendra aujourd'hui ou demain deux ennemis, qu'il faut faire prisonniers*

— Quelle espèce d'hommes est-ce?

— Je Pignorcj tu sais bien toi-même que les chefs ne disent pas tout,

— Qui t'a donné cette mission?

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: * — Tu sais aussi que je n/âi pas la permission de te le dh% bien que tu sois d'un gtfade supérieur, — C'est un Tu-su?

— - Alors c'est le dschiahôur (pi est revenu aujourd'hui dans le Wan-ho-tien.

-—Maître, je suis sûr maintenant que tû es un Yeou-ki , puisque tu sais ou se trouve ton subor-

donné.

— Pourquoi rie le croyais-tu pas auparavant ?

— Tu portes un habit étranger sans natte et l'on a souvent iinité ou détourné nos insignes. Ce qui aurait pu être encore le cas cette fois.

- — Tu sais que tu dois obéir sans réserve à tes officiers,

— - Je le sais,

— Je te donne l'ordre absolu de ne pas dire au dsehiahour que je suis de retour en Chine, ni que tu m r as rencontré»

— J'obéirai.

— Nous nous reverrons- à minuit* As -tu autre chose à me dire?

— Non.

— Alors tsing-lea-o! )>

Il s'éloigna, et le capitaine, qui faisait des yeux ronds , me demanda :

« Charley, avez -vous donc été autrefois en Chine?

■ — Non; pourquoi cette question?

— - Parce que vous êtes intime avec le premier

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homme venu, comme si vous l'aviez déjà rencontré.

— Nous avons des rapports ensemble .

— Lui et vous , comment cela ?

vous ai- je pas dit que je passais pour im

colonel des Loung-yin ?

— C? est vrai.

— Eh bien, cet homme était un Loung-yin.

joue un tour pendable!

— Comment cela ?

— Vous auriez dû me dire que c'était un

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Un homme du dragon! AU devitsl vous m ? avez ^11

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pirate?

— Ah!

— Naturellement, ou vous avez oublié que je || voulais assommer chaque pirate que je rencontrerais.

— - Vous en tuerez deux à la place la prochaine fois-*

— C'est ce que je ferai. Que voulait ce coquin?

— Il m'a dit où je trouverai le dschiahour.

— Où.

— Ici, dans le voisinage, à l'auberge des Dix mille souverains.

— Quand?

— Cette nuit, à minuit.

— Alors nous irons, j'ai encore un mot à dire à ce Mongol.

— Il n'y sera pas seul; il y aura beaucoup d'autres Loung-yin.

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Ip — Et quand il y aurait les dix mille souverains,

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