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— Alors veuillez exaucez mon désir et ne pas retourner dans l'intérieur de la ville* Le Tschan-ti (Dieu tout-puissant) l'a interdit aux étrangers, et ses serviteurs doivent avoir soin que sa volonté soit accomplie. Combien de temps voulez -vous rester à Êôuang-Tsehéou-Fou?
— Peut-être aujourd'hui séûleiaient ou demain;
— Êtes-vous invités par un ami ou quelqu'un de vos relations?
— Non, nous habitons dans un Y- fan {maison étrangère).
— Je ne le supporterai pas . Venez et suivez-moi. >> Il sortit de la chambre , nous conduisit de l'autre
côté de la maison et ouvrant deux portes :
<c Voilà, dit-il, deux chambres pour mes amis quand ils viennjent me voir. Vous êtes mes invités et resterez chez moi. )>
L'ofPre était tentante, mais nous devions, d'après les coutumes chinoises, nous garder de l'accepter et faire au contraire toutes les objections possibles. Une invitation écrite ou imprimée est toujours sérieuse, mais une invitation orale est le plus souvent une formule de politesse, et qui s'y rend commet la plus grossière infraction au savoir-vivre. Quand un Chinois présente à quelqu'un une tasse de thé, il faut l'accepter ; mais s'il lui dit : ce Restez avec moi pour prendre une tasse de thé, » il faut refuser par toutes sortes de circonlocutions; l'étiquette l'exige* Si on accepte malgré tout, le thé est commandé à haute voix, mais il n'est jamais apporté. On attend,
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oïl s'impatiente, on s'informe si le thé vient ou si Foii doit s'en aller, et on reçoit cette repense impérieuse : a J'ai été assez poli pour t'ôfirir du thé et ta n'as pas eu la délicatesse de réfuser. Es -tu donc un barbare, un Kirghis, un Toungouse ou un Russe qui a noyé sa raison dans l'eau- de-vié? ».
Pourtant cette fois toutes nos; résistances furent vaines. Lé juge rétourna précipitamment dans son bureau, écrivit à la hâte deux invitations et nous > le& apporta :
ce Tenez, prenez et voyez que je suis sérieux.. Ou. bien est-ce que vous voulez in' offenser?
— Si tu ordonnes , nous obéirons.
— Eh bien, j'ordonne; entrez et faites comme si vous étiez les maîtres de la maison. Je vais vous envoyer de suite un serviteur qui vous obéira en toutes choses. »
Les deux chambres étaient très élégamment ornées à la mode chinoise et selon toute évidence destinées à des hôtes de marqué.
ce; Cela me plaît, Cbarley, dit Turnerstick. Il est vraiment agréable d'apprendre à connaître pays et gens en compagnie d'un écrivain, car cette espèce d'homme est très redoutable. Je ne puis imaginer quelque chose de plus ennuyeux que d'êtee blâmé; dans un livre; c'est pourquoi on doit être très prévenant envers un écrivain, et c'est pourquoi aussi nous sommes reçus par ce mandarin comme si nous comptions parmi les plus grands du Céleste Empire. Est-ce qu'il sait aussi qui je suis?
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