S IF
il;
l|ft|te : &4 AU GRÉ DE LA TOURMENTE
I#Éfex -
' " — Par tous les diables ^ il va y avoir bataille et
M «m .- winrt
Iwfeï — Ces deux hommes sont chrétiens.
1 — Tu as bien fait. Es -tu prêt à partir?
l||pv — Je t'attendais. »
W§P' : -' : Potomba se tourna vers moi :
MJfÇL.': 1 '-'
lj|t' (c Le navire de ce sahib va chercher tes amis?
— - Oui.
— Où ira- t-il ensuite?
— En Chine.
— Votre chemin vous conduit donc devant les îles Samoa.
— Nous voulons y aller. Pouvons -nous partir avec vous? »
Je traduisis la. demande au capitaine.
« Je suis prêt à les emmener, répondit-il. Alors ils ont tout vendu ? Il semble que vous avez raison j Charley; le christianisme a changé ces tigres
— - Penh ! Chez les Polynésiens même chrétiens il y a des vengeances sanglantes - r vous allez le voir bientôt. »
|||||S Potomba se retourna, ses traits étaient impassibles
IfÔp^ - e t dans ses yeux brillait un feu sombre : %
« Pôtaï, qu 7 as-tu fait jusqu'ici ?
— J'ai tout vendu. x>
Le chef àquiesça d'un signe de tête; il semblait avoir deviné de suite le projet de son frère.
« Même les bateaux que je t'ai envoyés des îles Tubuai quand Ànoui me poursuivait?
SE
là
en agneaux qui prennent la fuite au lieu de se venger.
— Oh! capitaine, regardez bien, si ces gens ont l'air d'agneaux!.,. Vous pouvez venir avec nous, dis -je à Potomba.
— Quand votre navire sortirâ-t-il du port?
— -Au inouient de la marée descendante, la nuit prochaine.
— Mon frère peut-il aller chercher notre avoir et l'apporter? »
Le capitaine accorda aussi cette permission, ce Potaï, tu es le. plus jeune. Veux- tu m' obéir.?' » L'interpellé fît signe que oui.
« Tu apporteras tout ce qui nous appar Lient sur le bateau que je te montrerai.
— Nous avons trois paillotes pleines.
— Tu resteras là-bas jusqu'à- mon retour-.
— Non, Potomba. N'ai- je pas aussi un kriss?
— Mon kriss agira d ? abord, le tien seulement ensuite si je meurs. Il vaut mieux me venger que mourir avec moi.
— Je t'obéirai.
— Allons, viens, sahib, je voulais vous offrir l'hos^ pitalité, mais je n'ai plus de foyer. »
Nous revînmes vers la plage. Potomba montra à son frère l'embarcation en question et celui-ci s'éloigna sans dire un mot.
« Que vas -tu faire, Potomba? demandai-je.
— Crois- ta que Parey nia me soit infidèle ?
— Je ne sais pas, car je ne la. connais pas..
¥■ -Ê: W- :: ' Ç*-t-vï 7 ■■?,«■
*y ,J a. r ^y-jï-
PJS=
gl>* ■•--:■