‹ Au Kurdistan, en Mésopotamie et en PerseChapitre 105 sur 210 · PONT SUR LE GRAND-ZAB · texte numérisé non relu

PONT SUR LE GRAND-ZAB

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ner que tant d’entre eux disparaissent, et que les santés de fer puissent seules résister.

Nous prions Simon de faire charger les bagages, pendant que nous retournerons, Hamelin et moi, jusqu’au pont. À sept heures, nous sommes revenus et nous nous mettons en route.

Nous traversons à gué un affluent assez important du Grand-Zab, dont Je n’ai pas pu avoir le nom, et gravissons la pente du versant droit, à travers un petit bois de chênes dont les glands, d’une grosseur insolite

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GLANDS (quart grandeur naturelle).

et en grand nombre, nourrissent beaucoup de sangliers ; nous voyons de nombreuses traces de ces animaux.

La variété des chênes est incalculable ; les feuilles et les glands sont de mille formes. Sur les chênes, nous voyons de la manne qui tombe encore maintenant comme du temps des Hébreux ; elle se montre sur les feuilles et les glands comme une rosée de résine. On n’a cependant jamais pu savoir si c'était là une exsudation des plantes ou une rosée, car c’est exactement la même que l’on trouve sur les rochers dans le désert et dans les bois sur les chênes, à l’exception des autres arbustes.

La route traverse pendant deux heures ce bois dont l’arbre le plus élevé atteint à peine six à sept mètres ; puis les arbres cessent et nous nous trouvons au milieu de rochers. Nous rencontrons beaucoup de perdrix.

Au haut de la montagne s’étend une autre vallée stérile et aride où pousse seulement une herbe pauvre et desséchée ; un seul arbre dénudé se dresse sur la plaine; ses feuilles sont remplacées, dans le bas, par des touftes de poils et de laine des troupeaux.

Enfin, c’est notre dernière montée. Une fois sur l’autre crête, nous

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