PEER
ADAM Ale
DE TIFLIS A DJOULFA. 29
à leur demande à condition qu’ils prêteraient serment de fidélité à la Russie, La mosquée leur a été rendue ; ils l’ont fait entourer de murs et l’on ne peut en distraire aujourd’hui la moindre brique. Deux prêtres chargés de se surveiller mutuellement accompagnent les étrangers qui veulent la visiter. Les Persans font refaire à leurs frais les faïences qui manquent, mais les nouvelles sont incomparablement moins belles que les anciennes.
En quittant la mosquée nous traversons le pont pour visiter le jardin ; je dépose dans notre voiture une brique qu’un des deux prêtres m'avait vendue en cachette de son collègue et que j'avais sous mon gilet depuis près d’un quart d'heure. Au milieu du jardin on rencontre un petit pavillon carré, octogonal à l’intérieur ; les quatre angles extérieurs forment quatre cages où se trouvent des escaliers qui conduisent à huit