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chambrettes disposées en balcon sur chaque face de l’octogone et soute-
nues par des colonnettes en bois. Sur les murs, de singulières peintures représentent des chasses, des batailles, des portraits.
Cette visite terminée, à la nuit tombante, nous rentrons à l’hôtel et retenons pour demain une voiture qui nous mènera à Etchmiazin.
Après dîner, nous faisons chambre noire le mieux possible en bouchant les fenêtres avec des couvertures pour changer les papiers photooraphiques des châssis; puis nous mettons un peu d’ordre dans nos malles bien dérangées par la trépidation des voitures sans ressorts sur de si mauvaises routes. Hamelin a une triste surprise : la plupart des pièces d'artifices, que nous avions emportées comme signaux, se sont démolies, sa malle est pleine de poudre ; les vêtements, le linge en sont remplis ; le frottement du linge qui n’était pas bien pressé à été tel que des chemises se sont trouvées complètement usées.
N'ayant plus mon lit de camp, je suis réduit à m’étendre sur celui de l'hôtellerie, quoiqu’il soit d’une saleté repoussante ; de même qu'en ent pas
Turquie, les draps sont cousus aux couvertures et ne se cl
lan
y — Le,
pour chaque voyageur.
ie septembre.
À six heures, la voiture qui doit nous mener à Etchmiazin vient
nous prendre exactement : une victoria attelée de quatre chevaux de front.
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La route n’est pas très longue (30 kilomètres seulement), mais nous voulons revenir de bonne heure.
La première partie est fort jolie ; elle traverse les jardins d’'Érivan, | suit le torrent ou des ruisseaux factices qui portent la fraîcheur et la fécondité dans les vergers; puis une bonne demi-heure à travers une pe || plaine déserte et brûlante et nous atteignons la ville. } | Etchmiazin occupe l’emplacement de | agartchabad; autrefois fort LE à ne 0. | \f À ÉRIVAN (vu du pont de la Senga he | ne || importante, elle fut la capitale du premier roi chrétien Tiridate : main- EE || tenant elle est la résidence du chef reconnu de la communion arménienne 1 | qui porte le nom de Catholicos.
À 12 L'histoire de l'Arménie prouve plus que toute autre combien la po- 1414 sition géographique des peuples influe sur leur destinée. Entourée des Î peuplades conquérantes qui ont constitué tour à tour les grandes puis- | f sances de l’Asie, jamais elle n’a eu la force de secouer leur joug et de 1 À s’en affranchir, { 1 Fondée par Haïk, issu de Noé, qui vivait, dit-on, avant la destruction | ; | de Babel, l'Arménie reçut son nom d’Armenak, fils d’Haïk, Elle perdit |: f son indépendance sous Sémiramis qui grava sur le rocher de Van le sou- { venir de sa domination. Elle fut vassale successivement de l’Assyrie et L: | de la Perse, Les Macédoniens s’en emparèrent sous Wahi (cinquante- { ! | troisième et dernier successeur d’'Haïk) qui fut battu par Alexandre le
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