‹ Au Kurdistan, en Mésopotamie et en PerseChapitre 119 sur 210 · PERRET RS · texte numérisé non relu

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élevés par les religieux; 1ls sont adroiïts, mais souvent lents; ils n’ont pas perdu cette tendance originelle. Notre visite terminée, nous venons nous reposer au divan, où nous trouvons le consul anglais, venu pour nous rendre visite et s’excuser de ne pas avoir pu présenter ses hommages à ME" Altmayer avant son départ ; 1l nous invite à déjeuner pour demain.

Dans l’après-midi, les Pères, n’ayant pas d'école, nous proposent une promenade autour des remparts. Un portefaix se charge de notre appareil photographique. Nous nous rendons d’abord au télécraphe, d’où nous prendrons une vue du fameux pont et de la ville.

Toute la partie extérieure des remparts est, ainsi que je l’ai dit plus haut, consacrée aux cimetières. Au printemps, après la saison des pluies, c'est un endroit ravissant ; cette plaine aride et déserte, sur laquelle il semble ne pas y avoir autre chose que du sable et de la terre desséchée, se couvre d'herbes et de fleurs comme une prairie ; tous les habitants quittent alors la ville, pour camper sous des tentes, entourés de leurs animaux. Ce moment d’abondance, qui commence en janvier, n’est pas de longue durée; l’herbe est vite saccagée par les hommes et les animaux, et le soleil ne tarde pas à donner à la terre l’aspect désolé du désert,

Les remparts, qui ont à peine un demi-siècle, furent construits sous le gouvernement du pacha Ahmet ; il avait à se défendre des incursions de plus en plus nombreuses des Arabes Taï. Ces remparts sont en fort mauvais état; ils sont bâtis en briques séchées au soleil, qui s’éboulent dans le fossé, déjà à demi comblé par le sable du désert; ils ne servent même pas à protéger l'octroi contre les fraudeurs, qui escaladent les brèches sous le couvert des gendarmes, complices de leurs filouteries.

Chemin faisant, nous remarquons un petit mausolée plus important ; aux quatre coins de la tombe s’élèvent quatre colonnes en pierre surmontées d’un toit. Beaucoup de gamins jouent à cet endroit; c’est leur quartier général. Ce mausolée, situé à l’angle nord-ouest, à été construit par les Pères pour honorer la mémoire d’un riche musulman qui, comprenant tous les bienfaits des missionnaires, leur avait rendu de grands

services. Nous voici enfin sur la dernière face, la face nord, que baignait

lestament furent écrits en syriaque. L’istranghéli est la langue savante par rapport au chaldéen dont elle est dérivée. Le chaldéen, qui est la langue moderne, prend le nom de chaldéen vulgaire. — Le syriaque ne se parle plus aujourd’hui; la langue vulgaire des Syriens et des Maronites est l'arabe; en sorte que le syrien et l’istranghéli, comme chez nous le latin, sont des langues d'église et de livres saints. Le syriaque est aussi la langue savante des chrétiens de Saint-

Thomas dans l’Inde.

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